Enseignement supérieur : Quand l’union fait école


19-3-12 - Dans le monde très éclaté de la formation supérieure, l’heure est au regroupement. Plus question de rester isolé sur son pré carré. Les établissements, qu’ils soient publics ou privés, doivent imaginer des alliances et chercher eux aussi la taille critique. Il y va de leur réputation et de leur attractivité auprès des étudiants et des entreprises. Et donc inévitablement de leur survie à plus ou moins long terme.
En région Centre, comme en témoigne l’enquête parue dans la dernière édition de la Lettre Valloire Magazine, ce changement de paradigme a déjà produit ses effets. Le rapprochement récent entre l’Escem Tours-Poitiers et sa petite cousine orléanaise, l’Ecole de Commerce et de Gestion (ECG) d’Orléans, facilité par l’origine consulaire des deux établissements, en constitue la dernière démonstration en date. Cette alliance, qui ravira les entreprises des bassins d’emplois concernés – intéressées tant par l’offre de formation initiale que par la formation continue – n’est que l’amorce d’un projet beaucoup plus ambitieux qui pourrait se traduire par le regroupement de six ou sept écoles de commerce, dont l’Escem, dans un vaste ensemble : France Business School.
Les écoles d’ingénieurs se mettent aussi en mouvement et Bourges et Blois se rapprochent, sous la houlette du réseau Insa. A l’université, on joue aussi la carte de l’union même si, au nom de l’histoire et de la culture, on évite soigneusement de parler de fusion. Pour autant, les universités qui ont gagné en réactivité et en autonomie ne se regardent plus en chiens de faïence. Les réseaux communs construits autour du PRES Centre Val de Loire ont déjà engendré de très belles réalisations et notamment la création de plusieurs laboratoires d’excellence (Labex) au sein desquels les partenariats entre universités et entreprises peuvent s’épanouir.
 




Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
Retrouvez le contenu complet
de la Lettre Valloire
REGION CENTRE
BERRY
EURE-ET-LOIR
INDRE-ET-LOIRE
LOIR-ET-CHER
LOIRET