La pharmacie sauve la face de la région Centre


Que deviendrait la région Centre sans son industrie pharmaceutique ? En dépit d’un contexte tendu, les laboratoires alignent de très beaux projets. Et sauvent la face d’une industrie régionale qui accumule les déboires depuis plusieurs mois. Ainsi, à Chartres, la très belle unité (682 salariés) du danois Novo Nordisk devrait prochainement recevoir les activités de remplissage et de conditionnement du Victozia, un nouveau produit indiqué dans le traitement du diabète de type II appelé à devenir un blockbuster. Dans cette perspective, le groupe, qui déjà investi à Chartres près de 130 M€ entre 2003 et 2006, se dotera d’ici à l’an prochain d’une nouvelle ligne de remplissage à grande vitesse de cartouches d’insuline. Près de 20 M€ seront investis dans un équipement qui va augmenter les capacités de l’usine de 25 %. Même élan chez Sanofi-Aventis, à Tours Nord. Cette unité de 370 salariés spécialisée dans les formes sèches accueillera prochainement le transfert de fabrications en provenance de Kansas City, où l’usine va être fermée. Avec les investissements récurrents déjà prévus, l’enveloppe s’élève à 10 M€. De son côté, Ethypharm double les capacités de son unité de Châteauneuf-en-Thymerais (28), tandis que juste à côté, Ipsen, le n°4 de la pharmacie française avec un CA qui dépasse tout juste 1 Md€, poursuit le renforcement de son site de production de Dreux.
Pour autant, ces programmes de développement n’ont pas toujours d’effet d’entraînement sur la création d’emplois. La forte automatisation du process chez Novo Nordisk va, tout au contraire, provoquer la suppression des équipes de production du week-end. Le directeur de l’usine Sanofi-Aventis de Tours souligne que ces nouveaux volumes « vont juste permettre de pallier la charge appelée à disparaître compte tenu de la concurrence des génériques ». Mais en ces temps difficiles, il est déjà positif de maintenir le niveau d’activité.
 











Redécollage

Ce début d’été est tellement morose qu’on se réjouit du moindre signe annonciateur de reprise des affaires. Dans ce domaine, le salon aéronautique de Farnborough pourrait bien dessiner les contours de l’arc-en-ciel tant attendu. Airbus, comme Boeing, annoncent d’ores et déjà des commandes importantes, signe patent, selon le directeur commercial du consortium européen,  « que l’économie mondiale se redresse».
La région Centre, riche en sous-traitants de l’industrie aéronautique, devrait profiter de ce redécollage de la filière. Certes, les commandes attendues proviennent surtout d’Asie et d’Amérique latine, mais il serait indécent de faire la fine bouche. Pour ce qui concerne le marché européen, il est encore un peu tôt pour se frotter les mains. D’autant que si les commandes de l’aviation civile, encore convalescente, ne sont plus celles des années fastes, les commandes militaires sont en chute libre pour cause de restriction budgétaire.                                             

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