Spécialisée dans la fonderie de pièces en alliage léger (aluminium, cuivre et magnésium) à la cire perdue, Aérocast à Châteauroux est touchée de plein fouet par les
déboires de sa maison mère, la société Microcast, implantée à Adé (65) et également spécialisée dans la fonderie à la cire perdue. Le petit groupe dirigé par Philippe Tedesco, qui faisait l’objet d’un plan de continuation depuis 2003, n’a pas réussi à faire face à ses dernières échéances et fait l’objet d’une procédure de liquidation depuis le 31 octobre. La décision a été assortie d’une période d’observation courant jusqu’au 31 janvier 2008. Ce laps de temps devrait permettre à d’éventuels repreneurs de déposer auprès du tribunal de commerce leurs plans de reprise. Selon les représentants du personnel, les difficultés s’expliqueraient en partie par les problèmes de charge rencontrés par Airbus, l’un des principaux donneurs d’ordre de Microcast, l’aéronautique représentant environ 60 % de la facturation du groupe. Microcast emploie près de 175 salariés et réalise un CA de 14 M€. De son côté, Aérocast emploie plus de 120 personnes et a enregistré un CA de 8,9 M€. Rappelons qu’Aérocast est entrée dans le périmètre de Microcast suite au rachat en 2000 de l’usine Valfond de Châteauroux.














