Pasquier Auga fermera Châteauroux en 2009

Le groupe Brioche Pasquier (477 M€ de CA, 3 000 salariés) n’a pas réussi à redresser l’usine de biscottes Auga de Châteauroux (140 salariés, environ 7 000 tonnes produites) qu’il avait rachetée en 2004. 
 Après avoir initialement évoqué un éventuel programme d’investissement, la direction s’est ravisée et vient d’annoncer la fermeture progressive de l’activité qui sera définitive au début de l’année 2009 ; la seconde usine Auga, implantée à Andrézieux-Bouthéon (42), sera maintenue. Selon Brioche Pasquier, le revirement s’explique par “l’absence de croissance du marché de la biscotte, la baisse des prix de vente” et la persistance d’une “situation financière déficitaire”. La perte d’exploitation de Châteauroux s’élevait à 1,4 M€ en 2005 et 2006 a confirmé cette tendance. Les capacités castelroussines vont être transférées vers Brissac-Quincé, près des Ponts-de-Cé (49), où se trouve l’usine Sopafi entrée dans le périmètre du groupe. Une nouvelle unité de production est actuellement en construction sur le site angevin ; elle devrait, à terme, compter 200 salariés contre 120 aujourd’hui. L’annonce constitue une nouvelle étape de la réorganisation de l’activité biscottes du groupe qui s’est déjà traduite par la décision de fermer l’unité des Biscottes Bougard (environ 60 salariés) à Amboise (37) et d’un site d’une trentaine de personnes à St-Herblain (44). Au final, l’ensemble de la production française de biscottes du groupe (109M€ de CA) sera réunie sur les usines de Brissac-Quincé, d’Andrézieux et de Fontenay-le-Comte (85) où est exploitée l’usine de la société Albatros rachetée par le groupe Pasquier. La direction compte proposer un reclassement individuel à chaque salarié castelroussin.
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Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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