Le Giat-Industries qui, depuis sa création, a cumulé près de 4,7 Mds€ de pertes et n’a dû son salut qu’aux multiples interventions de l’Etat à son capital, vient pour la première fois de son histoire d’annoncer des résultats positifs.
Le groupe d’armement terrestre, en proie à une sévère cure d’amaigrissement, affiche en effet sur 2005 un résultat net de 4 M€ sur un CA de 731M€ en hausse de 24 %. Luc Vigneron, le pdg du Giat, a reconnu que les résultats 2005 avaient bénéficié de certains éléments exceptionnels (crédit d’impôt recherche, reprise de provision sur le plan social). Toutefois, la direction affirme avoir amélioré la rentabilité des affaires signées et profité de la baisse des coûts fixes. Le Giat commence à ressentir le bénéfice de la restructuration (7 sites industriels aujourd’hui contre 14 en 1998) et de la réduction des effectifs qui s’élèvent aujourd’hui à 2 880 personnes. Reste que le Giat – qui doit bénéficier de nouveaux concours publics (450 M€) – reste encore trop dépendant de la commande publique : en 2007, la prise de commandes s’est élevée à 425 M€, dont seulement 11 % à l’export. Le groupe d’armement terrestre devrait affronter à partir de 2007 un creux de charge, date de la fin du programme Leclerc. Le groupe ne pourra alors plus compter que sur quelques programmes résiduels en cours de développement tel le VBCI (véhicule blindé de combat d’infanterie) dont les premières livraisons vont débuter en 2008.














