Europe Aviation bat de l’aile

Alors que l’industrie aéronautique semble redécoller avec des commandes importantes enregistrées au salon de Farnborough, le secteur de la maintenance d’avions est encore fragile. Pour preuve, le redressement judiciaire d’Europe Aviation, prononcé le 7 juillet dernier par le tribunal de commerce de Créteil qui l’a assorti d’une période d’observation courant jusqu’au 7 janvier.
La société dirigée par Grégoire Lebigot a donc encore quatre mois pour arrêter l’hémorragie. Le 10 août, la direction dévoilait au personnel la deuxième mouture d’un plan de sauvegarde de l’emploi prévoyant 101 suppressions de postes. Seule bonne nouvelle, le recentrage de l’activité de maintenance en base – qui nécessite l’immobilisation des avions – à Châteauroux, où une trentaine de postes sont néanmoins supprimés, avec l’abandon corrélatif de ce type d’activité à Orly. Avant la procédure, Europe Aviation employait 256 personnes, dont une moitié au siège d’Orly (94) et sur les deux aéroports parisiens, l’autre moitié se répartissant entre Châteauroux (63 CDI) et les escales techniques de Lyon, Marseille, Abidjan et Nantes, cette dernière ouverte en début d’année.
Le hangar grande hauteur de 10 000m2 projeté par l’entreprise sur le tarmac de l’aéroport Marcel-Dassault de Châteauroux, avec au moins 120 créations d’emplois à la clé, sortira-t-il de terre? Ce bâtiment estimé à 25 M€ (y compris des locaux tertiaires qui pourraient être différés, ce qui réduirait le montant de la facture) devrait obtenir – enfin – son permis de construire à la fin de l’année, après les conclusions de l’enquête publique attendue pour l’automne. La livraison est envisagée pour début 2012.
Quant au sort d’Europe Aviation (29M€ de CA en 2008, en hausse de 45 % par rapport à 2007), filiale du groupe Vallière Aviation dont elle est la principale composante, il devrait se décider au cours du second semestre. Les observateurs doutent qu’elle puisse se dispenser d’un partenaire industriel. Des concurrents auraient déjà manifesté leur intérêt.

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Mis à jour ( Lundi, 30 Août 2010 15:55 )  


Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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