Michelin St-Doulchard aura doublé ses capacités en 2012

L’usine Michelin de Bourges-St-Doulchard, qui emploie aujourd’hui 550 salariés en CDI, aura probablement doublé ses capacités en 2012 à l’issue d’un programme d’investissement de 40 M€, engagé en 2006-2007. Le site berruyer, devenu l’usine mondiale de référence du pneu d’avion pour le groupe clermontois, devrait ainsi « connaître une croissance annuelle comprise entre 5 et 10 % », nous indique Bertrand de Solages, le directeur de cette unité ; celle-ci aura produit 80 000 pneus neufs et rechapés en 2009 contre près de 60 000 en 2006. L’usine serait, à priori, en capacité de produire 120 000 unités en 2012, « mais cette ambition va être retardée du fait de la crise », poursuit le dirigeant.
La montée en charge attendue de l’usine berruyère s’explique à la fois par la croissance naturelle du marché et l’adoption progressive par les constructeurs de pneus fondés sur la technologie radiale, qui représentent dé-sormais près de 40 % des ventes. L’usine, qui équipe les appareils de la chasse française et américaine – près de la moitié des volumes sont destinés à l’industrie militaire –, vient en outre de remporter le contrat décennal d’équipement de 400 Airbus A 380 auprès d’Air France-KLM. A l’issue de ce programme de spécialisation et d’augmentation capacitaire, les effectifs auront été ramenés à 460 personnes, quasi-exclusivement par le non-remplacement de départs à la retraite.
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Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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