MAN se désengage de SEMT-Pielstick à Jouet-sur-l’Aubois

Le groupe MAN vient d’annoncer aux représentants du personnel qu’il allait se désengager de l’usine SEMT-Pielstick de Jouet-sur-l’Aubois, une unité de 64 salariés (57 CDI), spécialisée dans la production de pompes à injection et de pulvérisateurs équipant les gros moteurs diesel (de 1 000 à 30 000 Ch) destinés aux marchés des centrales thermiques et nucléaires, du ferroviaire et de la marine. 
 Ces équipements sont livrés et assemblés à St-Nazaire (44) où est installée l’usine principale de SEMT-Pielstick (environ 590 salariés). Le groupe MAN contrôle depuis quelques mois 100 % du capital de SEMT après avoir racheté la part des actions (33 %) qui était détenue par le groupe MTU. La direction propose aux salariés trois scénarios : une reprise par le management via un LMBO, une cession à un éventuel repreneur industriel ou le transfert des activités et des salariés sur St-Nazaire, impliquant naturellement une fermeture du site de Jouetsur- l’Aubois. Aucune de ces propositions n’a reçu l’assentiment des salariés. Une réunion du comité d’entreprise a été programmée pour le 13 novembre.
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Mis à jour ( Vendredi, 13 Février 2009 10:18 )  


Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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