La reprise des Fonderies de Saint-Satur est-elle compromise ?

Placées en redressement judiciaire depuis plusieurs mois et sous la menace d’une liquidation, les Fonderies et Ateliers de Saint-Satur (environ 140 collaborateurs) 
 ont placé tous leurs espoirs dans un projet de reprise envisagé par le groupe Two Cast. Las ! Ce sauvetage pourrait être remis en question suite à la décision de la préfecture du Cher d’imposer à l’administrateur une consignation d’un montant de 445 000 € destinée à financer des travaux de remise aux normes environnementales. L’ex-propriétaire, le groupe CF2M, avait déjà été sommé par les autorités préfectorales d’effectuer un tel programme de mise en conformité – passant notamment par la construction d’un four et d’une cheminée – “mais s’en est toujours exempté” indique Yann Galut, l’avocat des salariés et conseiller général PS. Les ex-propriétaires, rappelle Yann Galut, “ont été condamnés par le tribunal de commerce de Bourges pour défaut de gestion”. “Il n’est pas juste que la préfecture prenne le risque de compromettre les fragiles espoirs de reprise par une décision administrative” estiment, de leur côté, des responsables syndicaux. A la préfecture du Cher, on réfute les accusations d’aveuglement administratif en indiquant que “la décision a été prise en concertation avec les responsables de l’entreprise. Nous sommes convenus ensemble du montant de la consignation et d’un échéancier des paiements. Par ailleurs, le dialogue avec le repreneur n’est absolument pas rompu”. Les représentants syndicaux ont demandé l’ouverture d’une table ronde regroupant tous les protagonistes de ce dossier délicat.
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Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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