La Région s’intéresse de près à Châteauroux-Déols

Quelques mois après avoir officiellement fait acte de candidature au transfert de propriété de l’aéroport de Châteauroux- Déols (cf. LV n°417), le Conseil régional du Centre avance un pion. La collectivité vient, en effet, de faire adopter par la commission permanente du 7 avril le financement d’une étude complète (audit et préconisations) sur les potentiels de l’équipement castelroussin : 160 000 € ont été débloqués et un appel d’offres devrait être prochainement lancé. Aux termes de la loi, le syndicat mixte qui gère l’aéroport bénéficie d’une priorité et il a jusqu’à l’été pour lever l’option lui permettant de devenir propriétaire de l’aéroport Marcel-Dassault.   S’il décline l’offre, la Région peut se substituer à lui et demander à l’Etat le transfert à son profit, au plus tard le 1er janvier 2007. Selon nos informations, le Conseil général de l’Indre aurait proposé - sans succès - au Conseil régional du Centre de prendre une participation au capital du syndicat mixte. Du coup, il est permis de s’interroger : le Département et ses partenaires (communauté d’agglomération de Châteauroux et CCI) ont-ils les moyens de continuer à financer l’exploitation et d’entretenir les installations ? Devront-ils laisser la place à une Région décidée, comme elle l’affirme, à “renforcer et à diversifier le pôle d’activités et d’emplois que constitue l’aéroport de Châteauroux- Déols” ? Nous aurions aimé vérifier ces deux hypothèses, mais le cabinet du président du Conseil général, que nous avons essayé de joindre à plusieurs reprises, n’a pas daigné nous répondre.
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Mis à jour ( Mercredi, 18 Février 2009 14:07 )  


Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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