Une année 2010 difficile pour l’aéroport de Châteauroux

Le trafic cargo de l’aéroport de Châteauroux a chuté de 25,2 % en 2010, tombant de plus de 8 600 tonnes à 6 484 tonnes. Optimistes, ses responsables espèrent néanmoins franchir le seuil des 10 000 tonnes en 2011. La production expédiée des fruits et légumes (haricots verts et fraises) a été moins abondante que prévu et est souvent passée par d’autres aéroports européens, comme Ostende ou Francfort-Hahn. Pour autant, souligne Martin Fraissignes, le directeur du développement de l’aéroport de Châteauroux-Centre, « nous travaillons à l’ouverture de lignes régulières sur l’Amérique du Sud, l’Afrique et l’Asie. Quatre lignes sont concernées pour du trafic périssable ; au moins une pourrait être ouverte dès cette année, l’apport de trafic en année pleine pouvant s’élever à 7 500 tonnes ».
L’aéroport souhaite aussi poursuivre la diversification de ses activités et rénover son aérogare passagers. Il pourrait recevoir ses premiers vols saisonniers, notamment un Châteauroux-Ajaccio, en 2012.
Après la cessation d’activité d’Europe Aviation, une nouvelle société de maintenance aéronautique est recherchée pour reconstituer l’offre. Mi-janvier, lors de la cérémonie des vœux, Michel Sapin, le président de l’aéroport, s’est voulu optimiste.
Concernant le projet de super hangar, abandonné avec la liquidation judiciaire de son utilisateur potentiel Europe Aviation, le député de l’Indre a précisé que « le permis de construire, les plans, tout est prêt. Et les investisseurs privés suisses sont déterminés à trouver un nouvel utilisateur ». Le déplacement de la tour de contrôle, dont le hangar perturberait le champ de vision, reste d’actualité : « Nous sommes déterminés à effectuer le transfert (…), le permis de construire vient d’être déposé ».
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Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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