Le projet Boon divise les élus à St-Amand Montrond

Le projet de création d’un méga-complexe d’activités envisagé par le mystérieux cabinet parisien Trillat & Chavet sur les communes de Bouzais, Orval, Orcenais, Nozières (Boon), situées près de St-Amand-Montrond, ne fait pas l’unanimité. Ainsi, Thierry Vinçon, maire de St- Amand et président de la CC Coeur de France, a fait refuser par la collectivité – au grand dam des élus des communes concernées – le financement d’une étude préalable d’un montant de 190 000 € demandée par l’aménageur. “Nous avons, avec le receveur principal, exigé du cabinet Trillat qu’il nous garantisse financièrement l’avance sur l’étude que la CC était prête à lui accorder. Nous n’avons jamais eu de réponse…” Par ailleurs, des renseignements complémentaires pris sur l’activité de cet intermédiaire ont dissuadé Thierry Vinçon de s’engager plus avant. Le cabinet Trillat & Chavet “ne disposerait pas de références crédibles suffisantes” dans le domaine des grands projets d’aménagement et une partie de son activité est celle d’un expert-forestier. L’absence de transparence sur l’identité et l’origine géographique des investisseurs présumés “n’a pas contribué à apaiser nos doutes” poursuit Thierry Vinçon. Le dossier est désormais porté par les maires des quatre communes concernées qui envisageraient de financer seules les frais d’études. L’affaire doit aussi s’apprécier dans un contexte politique local marqué par la rivalité naissante qui oppose Thierry Vinçon et Patrick Trompeau, le maire d’Orval, tous deux candidats aux sénatoriales. Rappelons que le projet Boon vise à créer, sur une emprise de 300 ha, rien moins qu’un parc d’activités logistiques de 300 000 m2, un golf, des résidences hôtelières d’une capacité de 1700 chambres (!), un hôtel de luxe avec spa, un parc de relaxation avec hébergement, une zone artisanale, une usine de fabrication de granulés bois pour le chauffage, un centre commercial et un casino (sic). Soit un investissement de plus de 1 Md€ (revu trois fois à la hausse !) et la création d’un millier d’emplois.
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Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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