Le pôle berruyer de la pyrotechnie avance à pas comptés

Qui des industriels ou des pouvoirs publics allumera la mèche du pôle d’excellence de la pyrotechnique ? Celui-ci vise à implanter à Bourges un Centre technique industriel (CTI) dédié, ainsi qu’une unité de démantèlement de munitions ou de matériels contenant de la poudre (airbags, fusées de détresse, etc.).
Le projet, « qui fait la somme de plusieurs initiatives antérieures », indique Gérald Hayotte, l’ex-directeur du Centre national des risques industriels (CNRI) – et principal promoteur du pôle –, est « bien ficelé et a reçu tout récemment l’appui de Laurent Collet-Billon, le délégué général à l’armement. Ce dernier va d’ailleurs mettre un ingénieur à disposition sur le projet ».
Les élus berruyers, et notamment Alain Tanton (MoDem), le président de la communauté d’agglomération Bourges Plus, supportent également le pôle de la pyrotechnie et l’ont fait récemment savoir. Toutefois, sa mise en œuvre reste conditionnée à des décisions politiques et au bon vouloir des industriels.
Ainsi, si le groupe MBDA semble prêt à déployer sur le site du Subdray une plate-forme de démantèlement d’une soixantaine de salariés (près de 23 M€ d’investissement), il ne le fera que si l’état-major s’engage dans le cadre d’une commande pluriannuelle de démantèlement de munitions. Un démantèlement qui est effectué aujourd’hui hors du territoire.
Par ailleurs, la création d’un CTI par les pouvoirs publics – sur le modèle du CETIM (Centre technique des industries mécaniques) – doit être demandée par les industriels eux-mêmes, sachant que ces derniers financent à hauteur de 25 % le fonctionnement d’une telle structure de mutualisation. « Il faut donc qu’ils soient convaincus de la pertinence d’une telle initiative qui me paraît capitale, compte tenu de l’érosion du savoir-faire national en matière pyrotechnique », estime Gérald Hayotte.
Selon certaines estimations, les besoins primaires en matière de démantèlement autoriseraient la constitution d’un plan de charge d’au moins cinq ans à raison d’une soixantaine de salariés travaillant 7 jours sur 7.
Envoyer Imprimer PDF
 


Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
Retrouvez le contenu complet
de la Lettre Valloire
REGION CENTRE
BERRY
EURE-ET-LOIR
INDRE-ET-LOIRE
LOIR-ET-CHER
LOIRET