Démantèlement “propre” de missiles en projet chez MBDA à Bourges

Porté par les représentants du personnel, un projet d’implantation à Bourges, sur le site MBDA du Subdray, d’une activité de démantèlement de missiles, voire de munitions « pourrait créer entre 50 et 80 postes » sur un site qui emploie déjà près de 400 salariés, nous indique Christian Sibuet, le président du comité d’entreprise du groupe. Le projet s’appuierait sur le savoir-faire pyrotechnique qui a été préservé au Subdray en dépit des restructurations industrielles engagées ces dernières années et représenterait un investissement d’environ 10 M€. Il a reçu l’accord de principe de la direction de MBDA mais reste dépendant des commandes de la DGA (Direction générale de l’armement).
Selon Christian Sibouet, cette activité pourrait être portée par une JV composée de MBDA et de la branche environnement de Veolia. Cette structure prendrait notamment en charge le démantèlement et la destruction des charges des roquettes MLRS tirées par un système d’arme en fin de vie, équivalent des fameuses Orgues de Staline (environ 20 000 unités), ainsi que les missiles MILAN (anti-char) et ROLAND (sol-air). 
La création au Subdray de cette activité s’appuierait également sur le savoir-faire du sous-traitant Roxel (fournisseur de propulseurs) qui emploie une centaine de salariés sur le site. Roxel exploite aussi une seconde unité (Protac) à la Ferté-St-Aubin (45) d’environ 80 personnes.
Les représentants du personnel ajoutent que le développement de cette activité permettrait à MBDA et aux pouvoirs publics français de mettre sur pied une filière de démantèlement viable, conforme aux normes environnementales les plus exigeantes, et d’éviter « ainsi les errements commis dans l’affaire du démantèlement du porte-avion Clemenceau ».

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Mis à jour ( Lundi, 20 Avril 2009 15:26 )  


Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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