Pré-annoncé dans nos colonnes il y a plusieurs mois, le projet d’installation à Bourges d’une unité de démantèlement et de destruction de munitions en fin de vie va entrer dans une phase opérationnelle.
Yves Vinzent, le directeur des installations berruyères du groupe de défense, nous confirme que ce dernier va investir 12 M€ dans une plate-forme de démantèlement qui sera installée sur le site de Bourges-Subdray après mise à niveau des équipements et de l’immobilier de ce site classé Seveso II seuil haut qui se déploie sur 230 ha.
Cette annonce intervient dans la foulée de la notification d’un important contrat emporté par MBDA auprès de la Namsa, une agence de l’Otan. L’accord prévoit que la future unité va prendre en charge le démantèlement de 36 000 munitions stockées par l’armée française et notamment de 22 000 roquettes MLRS et 13 000 obus Ogre, des munitions appartenant à la catégorie des armes à sous-munitions. Ces dernières sont composées de vecteurs principaux chargés de munitions plus légères (grenades) qui permettent d’« arroser » un théâtre d’opérations.
Présentant un risque létal majeur pour les populations civiles, ces munitions font l’objet de la réprobation de la communauté internationale. Tous les pays industrialisés sont ainsi engagés à détruire leurs stocks d’ici à la fin 2018. Selon Yves Vinzent, ce contrat qui s’étalera sur une durée de cinq ans va susciter la création de 20 à 30 emplois.
Rappelons qu’à ce jour, MBDA emploie 1 420 salariés sur ses sites de Bourges-Aéroport et du Subdray, auxquels s’ajoutent environ 200 salariés employés par des filiales ou des prestataires d’activités externalisées.














