Alban Muller crée sa propre filiale américaine

Désireux de reprendre en main la commercialisation de ses produits aux Etats-Unis, confiée jusqu’à présent à un distributeur, mais aussi de promouvoir l’ensemble de sa palette de services, le spécialiste de la phytocosmétique Alban Muller vient de créer une filiale, AMI USA, à Miami (Floride). 
 Outre la fourniture d’extraits végétaux et d’ingrédients actifs, AMI USA proposera à ses clients, industriels et distributeurs, toute une gamme de produits cosmétiques fabriqués chez Alban Muller à Fontenay-sur-Eure, sur lesquels ils pourront apposer leur marque, mais aussi le développement et la formulation de nouveaux produits. La société, qui compte doubler sur le marché américain d’ici à cinq ans (les ventes sur place représentent actuellement 12 % d’un chiffre d’affaires de 21,6 M€), s’appuie sur un outil industriel qui se répartit entre Montreuil (93), plutôt spécialisé dans la production d’extraits végétaux sous forme liquide (environ 55 salariés), et Fontenay- sur-Eure (28), où sont fabriqués sur 6 000 m2 des extraits végétaux pour l’industrie, mais aussi des produits cosmétiques finis sous forme d’émulsions et des shampoings et lotions, le tout employant 35 personnes. Le siège de Vincennes (94) regroupe 40 personnes aux services centraux et commerciaux. Alban Muller, qui préside le groupe éponyme fondé il y a près de 30 ans, compte investir “plus de 500 000 €” en matériel de production et de laboratoire sur le site eurélien. Cet industriel soucieux d’environnement va également mettre en place un système innovant d’épuration des eaux de process par “jardin filtrant”.
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Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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