Les élus relancent le projet de gare TGV sur Courtalain-Arrou

Ils y croient dur comme fer. A l’initiative de Philippe Vigier, député Nouveau Centre de la 4e circonscription d’Eure-et-Loir, maire de Cloyessur- le-Loir et président de la CC des Trois-Rivières, le projet de création d’une gare TGV située à la bifurcation des lignes Paris-Le Mans-Rennes et Paris-Tours-Bordeaux, vient d’être relancé par quelques élus. La communauté de communes a rendu publique une étude (coût : 100 000 €) de faisabilité du projet, qui avait été envisagé, puis enterré dès 1991, “faute de volonté politique”. Les conclusions de ce document technico- économique recommandent de construire la gare sur une emprise située 1,5 km après la bifurcation, sur le seul faisceau de la ligne Paris-Le Mans. L’emplacement permettrait, pour un coût raisonnable — de 10 à 11 M€ —, de ne pas ralentir la fréquence des trains reliant Paris à Bordeaux tout en exploitant un trafic passager (6AR/jour) estimé à 280 000 voyageurs/ an. Cette évaluation prend en compte le marché de la zone de chalandise de proximité (50 000 habitants)– des personnes souhaitant se rendre à Paris en moins d’une demiheure –, celui des voyageurs du Grand Ouest voulant rallier en bus la gare TGV de Vendôme et la liaison Paris- Tours-Bordeaux, ainsi que les Chartrains reliés par la desserte TER Chartres- Courtalain. Le projet, soutenu par Albéric deMontgolfier, président UMP du Conseil général d’Eure-et-Loir, a également reçu le soutien de Maurice Leroy (Nouveau Centre), son homologue du département voisin de Loir-et-Cher ; ce dernier souligne “que ce projet vient compléter, et non pas concurrencer, la desserte offerte par la gare TGV de Vendôme”. Selon Philippe Vigier, l’étude a été présentée aux responsables de RFF qui auraient favorablement accueilli ces conclusions. Elle devrait être prochainement présentée à Guillaume Pépy, le président de la SNCF.
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Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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