Spéciale législatives

Le département le plus nordiste de la région a clairement affiché son soutien à Nicolas Sarkozy : celuici a obtenu 58,16 % des suffrages au second tour de l’élection présidentielle et ce résultat donne confiance aux quatre candidats soutenus par l’UMP, dont deux sortants. Mais c’est l’électorat rural qui a assuré le score du président de la République, les villes étant plutôt mesurées, surtout dans l’agglomération drouaise. Sur la 1ère circonscription, le maire UMP de Chartres Jean-Pierre Gorges voudra renouveler son score de 2002 (54,3 %) face à son habituel contradicteur Eric Chevée (MoDem, 14,7 % au 1er tour de 2002 sous les couleurs de l’UDF) et à la nouvelle venue socialiste Françoise Vallet. Sur la 2e circonscription, l’équation personnelle du député sortant UMP et maire de Dreux Gérard Hamel devrait rétablir l’équilibre en faveur de la droite après un scrutin présidentiel où Nicolas Sarkozy a été battu à Dreux (45,4 %) et à Vernouillet (47,1 %). Rappelons que Gérard Hamel avait réuni 62,5 % des suffrages en 2002 face à Birgitta Hessel, l’adversaire socialiste qu’il retrouvera pour l’occasion. Elu régulièrement en 2002 sous l’étiquette UMP-UDF avec 53,1 % des voix, invalidé un an plus tard, Patrick Hoguet se présente de nouveau face au député sortant et maire PRG de Nogent-le-Rotrou, François Huwart,mais cette fois… sans étiquette. La candidate investie par le parti du président de la République est Laure de la Raudière, ancienne ingénieur de France Télécom reconvertie dans le conseil. Il sera difficile aux autres candidats de se faire une place au soleil, même à Philippe Loiseau (FN) qui avait pourtant obtenu 16 % des suffrages en 2002 avec, il est vrai, un contexte favorable au parti de Jean-Marie Le Pen. Obligé de se retirer par discipline républicaine en 2002 alors qu’il était arrivé deuxième au premier tour avec 25,1 % des voix, Philippe Vigier sera cette fois le candidat officiel de la droite présidentielle sur la 4e circonscription. Le député sortant et maire UMP de Châteaudun Alain Venot a, en effet, décidé de renoncer à se présenter. Le maire de Cloyes-sur-le-Loir partira donc sous la bannière du nouveau PSLE d’Hervé Morin et de Maurice Leroy, avec le soutien de l’UMP. Serge Fauve, le candidat du parti socialiste, semble le seul à être en mesure d’inquiéter un candidat très bien implanté qui a réussi le tour de force d’éviter la concurrence de l’UMP et du MoDem en étant adhérent ni de l’un, ni de l’autre.
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Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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