Des élections consulaires sur fond de rivalités

Après la réforme des chambres consulaires, qui a accouché dans la douleur d’un texte de loi le 23 juillet (cf. notre magazine de juin 2010), voici venu le temps des élections. Dans les chambres de métiers, la rivalité, ancienne, entre UPA et Capeb d’un côté, CGPME et FFB de l’autre, provoque des turbulences. C’est le cas en Indre-et-Loire, où la succession du président en place donnera lieu à une joute sévère entre le candidat de l’UPA et celui d’« Artisans de notre avenir », émanation de la FFB, et en Eure-et-Loir, où Michel Cibois, le président sortant soutenu par « Artisans de notre avenir », devra batailler pour retrouver son siège.
Chez les grands frères des chambres de commerce et d’industrie, l’heure est au renouvellement des cadres, et notamment des présidents. Ce sera le cas dans le Loir-et-Cher, où Yvan Saumet, le patron de la Polyclinique de Blois Nord, devrait conduire une liste consensuelle avec l’assentiment des principales organisations patronales. Dans le Cher, Alain Brunaud a aussi réuni les suffrages de ses pairs et devrait succéder sans coup férir à Pierre Ferrand. En Indre-et-Loire, Serge Babary, premier vice-président sortant, conduira une liste soutenue par le Medef Touraine et son président, Bruno Gonzague, qui se félicite de l’accord passé avec les autres composantes patronales. Certains suggèrent le dépôt éventuel de listes concurrentes ; elles ne devraient pas inquiéter les favoris.
Dans le Loiret, c’est plus compliqué. Medef, CGPME, FFB, UIMM et commerçants se sont pourtant accordés pour présenter une liste qui devrait être conduite – l’information était encore au conditionnel au moment où nous bouclons – par Jean Courant, patron du complexe de remise en forme des Balnéades et ancien directeur général du fabricant de bouchons orléanais Préteux-Bourgeois. Une liste qui veut bien admettre le président sortant Yves Broussoux comme membre, mais pas comme président de la chambre territoriale (c’est la nouvelle appellation des chambres d’échelon départemental), ni comme candidat du Loiret à la présidence de la chambre régionale. Du coup, Yves Broussoux, qui cumule actuellement ces deux sièges, se dit prêt conduire sa propre liste. A 67 ans, cet ancien cadre bancaire et de mutuelle d’assurances se verrait bien poursuivre « les chantiers engagés par la chambre régionale ». Un challenge d’autant plus motivant que la réforme donne un pouvoir accru à l’échelon régional et que la nouvelle pesée économique accorderait une majorité de 18 sièges sur les 34 de la nouvelle CCIR au « bloc » des deux CCIT du Loiret (10 représentants) et Touraine (8 représentants). Mais l’élection du président de la CCIR, qui se déroulera probablement en janvier, est une autre histoire. Et les nouveaux bureaux des CCIT n’ont pas l’intention de se désintéresser de la question.

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Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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