Lettre Valloire - L'information politique et économique en Région Centre

Enseignement supérieur : Quand l’union fait école


19-3-12 - Dans le monde très éclaté de la formation supérieure, l’heure est au regroupement. Plus question de rester isolé sur son pré carré. Les établissements, qu’ils soient publics ou privés, doivent imaginer des alliances et chercher eux aussi la taille critique. Il y va de leur réputation et de leur attractivité auprès des étudiants et des entreprises. Et donc inévitablement de leur survie à plus ou moins long terme.
En région Centre, comme en témoigne l’enquête parue dans la dernière édition de la Lettre Valloire Magazine, ce changement de paradigme a déjà produit ses effets. Le rapprochement récent entre l’Escem Tours-Poitiers et sa petite cousine orléanaise, l’Ecole de Commerce et de Gestion (ECG) d’Orléans, facilité par l’origine consulaire des deux établissements, en constitue la dernière démonstration en date. Cette alliance, qui ravira les entreprises des bassins d’emplois concernés – intéressées tant par l’offre de formation initiale que par la formation continue – n’est que l’amorce d’un projet beaucoup plus ambitieux qui pourrait se traduire par le regroupement de six ou sept écoles de commerce, dont l’Escem, dans un vaste ensemble : France Business School.
Les écoles d’ingénieurs se mettent aussi en mouvement et Bourges et Blois se rapprochent, sous la houlette du réseau Insa. A l’université, on joue aussi la carte de l’union même si, au nom de l’histoire et de la culture, on évite soigneusement de parler de fusion. Pour autant, les universités qui ont gagné en réactivité et en autonomie ne se regardent plus en chiens de faïence. Les réseaux communs construits autour du PRES Centre Val de Loire ont déjà engendré de très belles réalisations et notamment la création de plusieurs laboratoires d’excellence (Labex) au sein desquels les partenariats entre universités et entreprises peuvent s’épanouir.
 

Le POCL va-t-il faire un flop ?


6-12-12 - Le projet de liaison TGV de Paris à Lyon, via Orléans et Clermont-Ferrand (POCL), est entré en octobre 2011 dans la zone de tous les dangers : celle du débat public. A l’issue de ce round intense de discussions, il reviendra fin janvier 2012 à la Commission Nationale du Débat Public (CNDP) de relever tous les avis qui se seront manifestés et d’en faire la synthèse. « La commission n’a pas à se prononcer, indique Thomas Allary, le directeur du projet POCL chez Réseau Ferré de France (RFF). Dans le cadre de son mandat, elle doit simplement produire un bilan des opinions, qui devrait être rendu public à la fin mars 2012. » Ensuite, ce sera au maître d’ouvrage, RFF en l’occurrence, de rendre un avis – sans doute en juin – sur la faisabilité économique et politique d’un programme qui, selon les différents scénarios à l’étude, représenterait une dépense de 12,2 à 14 Md€. Car les supporters du POCL n’ont pas gagné la partie. Il y a fort à parier que le maître d’ouvrage ne s’engagera pas sans avoir constaté un consensus minimum sur l’un des quatre scénarios proposés à la concertation et qui déjà génèrent une très forte mobilisation comme l’illustre notre enquête à paraître dans la prochaine édition de notre magazine. Lors de la présentation du bilan d’étape qui était organisée mardi 6 décembre, les rapporteurs du débat public POCL ont indiqué que 700 contributions avaient été collectées à mi-parcours… contre 660 pour l’ensemble de la procédure relative au Grand Paris. « A priori, il n’y aucune obligation légale à ce que les études post-débat public se focalisent sur un tracé unique à l’exclusion des trois autres. Pour autant, ce serait préférable » estime une source proche de ce dossier. En cas de désaccord, « un autre scénario de rechange pourrait cependant être proposé ». Les dirigeants de RFF rappellent au passage que, comme le prévoit la législation, la participation financière spécifique de Réseau Ferré de France sera corrélée à l’augmentation de recette induite par le tracé. « La règle du 1 € investi pour 1 € de recette supplémentaire sera celle qui fixera le montant de notre engagement financier sur ce projet », prévient Thomas Allary. Et plus les concours de RFF seront réduits, plus les collectivités devront évidemment puiser dans leurs escarcelles.
 

Les PME du pôle S2E2 peinent à recruter



12-9-11 - L’audit commandé l’an passé par le pôle de compétitivité Sciences et Systèmes de l’Energie Electrique (S2E2) au Cermat (Centre d'Etudes et de Recherche en Management de Touraine) dresse un constat inquiétant : la belle vitrine technologique de S2E2 n'attire pas les compétences, en particulier les ingénieurs. Ce n'est pas vraiment un problème pour les très grandes entreprises, comme STMicroelectronics ou Legrand qui disposent de services de recrutement performants. En revanche, les PME risquent gros à ne pas pouvoir renouveler leur encadrement. 
« Nous avons relevé plusieurs freins, précise Franck Brillet, directeur adjoint du Cermat. D'abord un déficit d'image propre à la région Centre, que beaucoup de jeunes diplômés et de jeunes actifs ne situent pas vraiment sur la carte de France. » De surcroît, S2E2 souffre d’une faible notoriété. « Nous allons accroître notre présence sur des salons dédiés aux étudiants et aux jeunes diplômés », annonce Jérôme Finot, directeur du pôle. En outre, dans les métiers en évolution de l'efficacité énergétique, certaines PME ont des fiches de postes tellement complexes qu'elles ont du mal à dénicher l'oiseau rare. Un des dirigeants interrogés par les chercheurs du Cermat a ainsi patienté un an et demi avant d’embaucher un ingénieur spécialisé dans l'énergie éolienne. 
Autre constat : les PME technologiques ont encore des pratiques de recrutement peu en phase avec la génération Y, celle des 20-34 ans nourrie aux nouvelles technologies et aux relations humaines et sociales fortes. « Les recruteurs pêchent souvent par maladresse sur le plan humain » jugent les auditeurs du Cermat, dont l’étude a débouché sur une série de recommandations et sur une formation au management. Nos lecteurs pourront découvrir l’article complet dans le magazine du mois de septembre 2011 de La Lettre Valloire.
 

Vers la création d’un Institut du Biomédicament à Tours



31-5-11 -
L’université tourangelle François-Rabelais et l’Institut du Médicament de Tours (IMT) viennent de répondre à un appel d’offre dans le cadre du grand emprunt visant à la création d’un Institut des Biomédicaments et Cosmétiques (IBC) à Tours. Ce projet « engagé de manière très favorable », nous indique Loïc Vaillant, président de l’université François-Rabelais, devrait se traduire par la construction d’un bâtiment de 2 500 m² sur la ZAC du Plat d’Etain à Tours – l’ex-site d’un régiment du Train – où la présidence de l’université va prochainement prendre ses quartiers. Cette plate-forme nationale, qui sera dotée d’une unité de production-école, pourra accueillir près de 320 étudiants dans le cadre de sessions de formation en alternance (formation initiale et continue). Le projet correspondrait à un investissement de 12 M€ qui sera abondé à hauteur de 4 M€ par les collectivités locales. Le résultat de cet appel d’offres sera connu en octobre prochain. Notons que ce projet devrait s’appuyer sur l’obtention récente par l’université François Rabelais d’un label d’excellence (Labex) dans le domaine de la recherche sur les biomédicaments. Une équipe de recherche mixte CNRS-université François-Rabelais a ainsi été désignée chef de file d’un programme de recherche (MabImprove) sur les anticorps ; il regroupe quatre unités de recherche à Tours et quatre plates-formes académiques à Montpellier.
Cet investissement est l’une des facettes du très ambitieux schéma immobilier de l’université de Tours qui prévoit d’affecter près de 200 M€ sur les dix prochaines années à diverses opérations de grande ampleur ; il est ainsi prévu de réaliser le transfert de l’école d’ingénieurs (Polytech) sur  le site de la Faculté des Sciences de Grammont dans un bâtiment à construire de 1 200 m². Par ailleurs, l’université devrait procéder à une nouvelle extension comprise entre 500 et 1 000 m² du site des Tanneurs, installé en bord de Loire.
 

Les services informatiques reverdissent


6-4-11 - Le marché des services informatiques retrouve le chemin de la croissance. Après le recul de plus de 4 % en 2009, selon le Syntec, et la maigre croissance de 1 % comptabilisée à l’issue de l’exercice 2010, l’année en cours se présente sous de bien meilleurs auspices. « Nous sommes confrontés à un regain prononcé de l’activité », indique ainsi Jeanne Cambournac, responsable des ressources humaines de la direction services grand Ouest de Cap Gemini. Celle-ci emploie près de 1 200 salariés dont une centaine sur Tours (37) et Orléans (45) et devrait massivement recruter au cours des prochains mois. Pas en reste, Atos Origin – qui emploie 1 200 collaborateurs sur Orléans et Blois –  a annoncé son intention de recruter localement 120 ingénieurs d’études et ingénieurs systèmes. De son côté, Sopra Group confirme l’embauche imminente de 150 collaborateurs qui rejoindront sa plate-forme orléanaise : celle-ci emploie déjà 180 salariés.
Cette embellie s’explique par le positionnement spécifique de ces grandes SSII implantées en région Centre. Sopra Group, par exemple, « a acquis une expertise forte dans le domaine de la facturation et des télécommunications, ainsi que dans les grands projets d’applications dans le secteur de la protection sociale et de l’assurance des personnes », souligne Thierry Kircher, le directeur de la plate-forme orléanaise de Sopra. Mais ces investissements en hausse ne se réduisent pas aux seules applications en production exploitées par des grands systèmes. Le web et le développement d’applications on-line sont autant de stimulants de l’activité. Ce qui amène les opérateurs à rechercher des ingénieurs rompus aux langages de développement de l’univers internet (Java et J2E). Sans trop faire la fine bouche ! Car, comme le rapporte un consultant, membre d’un cabinet conseil en ressources humaines, « les meilleurs profils n’auront que l’embarras du choix ; les SSII vont probablement avoir du mal à boucler leurs programmes de recrutement, a fortiori sur des postes basés en province qui n’attirent pas spontanément les candidats ». 

 

Les jours de Sofedit à Sermaises seraient comptés



18-2-11 –
Exclusif Lettre Valloire. C’est presque fait ! L’équipementier automobile espagnol Gestamp Automocion (environ 3 Md€ de CA, 18 000 salariés) serait sur le point de signer avec l’allemand Thyssen Krupp la reprise de sa division Metal Forming. En France, le périmètre de cette dernière est essentiellement composée des usines de découpage-emboutissage de Sofedit installées au Theil-sur-l’Huisne (61), à quelques kilomètres de Nogent-le-Rotrou (28), à Gouzancourt (59), St-Romain-de-Colbosc (76) et à Sermaises-du-Loiret (45). Elles emploient au total un peu plus de 1 500 salariés, dont un millier dans l’Orne et un peu plus de 300 dans le Loiret.
Comme nous l’avions annoncé en avant-première le 22 octobre dernier, le troisième sidérurgiste chinois, le groupe Shougang Steel, s’était bien positionné sur ce rachat mais a dû finalement baisser pavillon devant l’opposition des responsables politiques européens et des donneurs d’ordre de Metal Forming : ceux-ci ne voyaient pas d’un bon d’œil le transfert de certaines technologies jugées sensibles à des Chinois.
Pour autant, et selon les syndicats, le rachat par l’équipementier ibérique ne sera pas socialement indolore. Le site de Sermaises-du-Loiret, qui n’a pas recouvré la rentabilité, serait déjà dans le collimateur de Gestamp Automocion qui exploite une usine (Gestamp Noury) à Gretz-Armainvilliers (77), une commune située à une centaine de kilomètres de l’usine Sofedit du nord Loiret. Toujours selon les syndicats, la plate-forme industrielle havraise de St-Romain serait également menacée, suite à des transferts de fabrication vers l’usine Renault de Sandouville (76). Rappelons que la région Centre a beaucoup souffert de la restructuration engagée par Sofedit depuis 2008 qui s’est déjà traduite par la fermeture des usines de Vendôme (41) et d’Amilly, près de Montargis (45).
 

Le FSI va injecter 60 M€ dans des PME régionales



9-2-11 - Le Fonds Stratégique d’Investissement (FSI), créé en 2009 au cœur de la crise, se veut offensif en région Centre. Que ce soit en direct ou via CDC Entreprises qui se consacre à des tickets de moins de 10 M€, cette structure d’intervention en fonds propres « entend participer à une vingtaine de projets en 2011 », nous indique Yves Aguiton, le directeur régional de la CDC et correspondant du FSI pour la région Centre. Cette feuille de route correspondrait à 60 M€ d’engagements, soit peu ou prou un montant équivalent aux prises de participation bouclées entre octobre 2009 et la fin 2010 via 18 interventions au capital d’entreprises régionales. Yves Aguiton souhaite engager ses équipes dans une démarche plus pro-active : « Nous allons effectuer un travail de cartographie des entreprises régionales, notamment dans leur composante financière ». Objectif : identifier des cibles, en particulier les sociétés réalisant un CA de plus de 50 M€ et comptant plus de 100 salariés dont les projets de développement pourraient requérir l’accompagnement du FSI pour des tickets de plus de 10 M€. 
« Cela ne signifie pas que nous allons abandonner le segment des plus petites entreprises qui constitueront encore, en nombre, la part la plus importante des dossiers ». Ainsi, le ticket moyen des deals conduit fréquemment avec des partenaires locaux comme Centre Capital Développement ou Sofimac Partners s’est élevé à 3,1 M€ l’an passé. Mais si l’on isole les deux interventions les plus importantes menées au capital de Mécachrome puis, très récemment, à celui de Plastivaloire dans le cadre du rachat du groupe Bourbon, ce montant moyen retombe à moins de 1 M€.
 

MSL Circuits sur le pied de guerre à Meung-sur-Loire


1-12-10 - L’usine MSL Circuits (ex-Valeo, ex-Jabil) et ses 500 salariés de Meung-sur-Loire (45) profitent d’une dynamique vertueuse. La société, désormais contrôlée par un duo d’investisseurs composé de l’américain Leonard Levie et du français Marc Renard-Payen, pourrait renforcer ses capacités avec une 8e ligne de production de cartes électroniques dans le cadre d’un investissement de 2 M€. Tout va dépendre du résultat d’un appel d’offres portant sur l’installation d’une solution de géolocalisation de poids lourds. L’application développée par le consortium Alvia – composé notamment du concessionnaire d’autoroute Sanef, de la SSII Atos Origin et de Siemens – doit permettre à l’Etat de gérer l’écotaxe qui sera acquittée par les transporteurs à partir de 2012. 
« Si nous remportons cet appel d’offres, dont le résultat devrait être connu avant la fin de l’année, notre CA, qui s’élève à 85 M€ en 2010, devrait doubler », affirme Bruno Racault, le pdg. En cas de succès, entre 30 et 40 salariés, « en CDD dans un premier temps », devraient rejoindre l’usine qui exploite 12 000 m2 de surface de production et 6 000 m2 de surface de stockage. « Notre modèle économique est fondé sur une très forte automatisation et sur des standards de qualité qui n’ont pas beaucoup d’équivalent », commente Bruno Racault. « Ce qui nous permet au final d’être au même niveau de prix que nos concurrents low-cost si l’on inclut les coûts de transport et ceux de la non-qualité ». Ainsi, le niveau d’unités défectueuses rejetées chez MSL Circuits s’élève à 9 PPM (9 parties par million). L’entreprise, qui sort d’une phase difficile, a réussi à réduire son exposition à l’industrie automobile en se positionnant sur les marchés de la mécatronique, du médical et des smart grids (réseaux et compteurs intelligents).
 

Les usines régionales de Sofedit bientôt chinoises ?


22-10-10 - L’inquiétude est à son comble au sein du personnel des unités françaises de Sofedit, un sous-traitant de l’industrie automobile spécialisé dans le découpage et l’emboutissage de tôles qui emploie encore près de 320 salariés à Sermaises-du-Loiret (45) – dont on peut voir ci-dessus l'usine (photo Adel) –, environ 1 000 au Theil-sur-l’Huisne (61), à quelques kilomètres de Nogent-le-Rotrou (28), ainsi qu’une petite centaine à Gouzancourt (59) et à St-Romain-de-Colbosc (76). De source syndicale, on apprend que ces actifs intégrés dans Metal Forming – une division de l’allemand Thyssen Krupp – pourraient être prochainement cédés au géant chinois de l’acier Shougang, le 3e opérateur sidérurgiste de l’empire du Milieu.
Selon nos informations, le groupe chinois tiendrait la corde auprès des dirigeants allemands ; ceux-ci auraient aussi mis à l’étude la candidature de l’espagnol Gestamp Automocion (13 000 salariés, 2,4 Md€ de CA) – qui a repris il y a quelques mois le site de l’équipementier Edscha à Briey (54) – ainsi que celle du groupe Magneti Marelli (32 000 salariés, 4,5 Md€ de CA), une filiale de Fiat.
Le projet ne semble pas du goût des donneurs d’ordre de Sofedit. Toujours de source syndicale, la méconnaissance des intentions réelles de Shougang a conduit PSA à résilier une réaffectation de commandes pour un montant de 50 M€. Tous ces événements ont conduit le comité central d’entreprise à user de son droit d’alerte, il y a une quinzaine de jours. Le périmètre de la cession de Metal Forming (5 500 salariés) – qui pourrait être officialisée d’ici à la fin novembre – comprend aussi deux sites en Allemagne et quatre au Royaume-Uni (Tallent) ; deux de ces usines britanniques devraient d’ailleurs prochainement fermer leurs portes. Rappelons que la région Centre a payé un très lourd tribut à la restructuration engagée par Sofedit depuis 2008 ; celle-ci s’est déjà traduite par la fermeture traumatisante des usines de Vendôme (41) et d’Amilly, près de Montargis (45).
 
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Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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