Les ex-Egg ont préféré un chèque à Banque Accord

La filiale financement du groupe Auchan, Banque Accord (produit net bancaire de 160 M€ en 2004, près de 5 Mds€ de paiement) a repris en octobre 2004 une partie des activités (crédit et cartes bancaires) d’Egg France. Ce dernier employait environ 450 salariés, dont près de 330 à Tours. A l’issue du plan de sauvegarde de l’emploi mis en place et financé par Egg, Banque Accord n’aura finalement repris qu’une quarantaine des anciens salariés tourangeaux de la banque britannique. “Nous avions un nombre de postes bien supérieur à offrir mais les conditions très avantageuses du plan de sauvegarde de l’emploi ont sans doute dissuadé beaucoup de candidats” nous indique un porte-parole. A l’issue des négociations de l’automne 2004, Banque Accord avait en effet annoncé qu’elle était prête à reprendre 312 équivalents temps plein (cf LV n° 392). Banque Accord, qui emploie aujourd’hui 130 salariés à Tours, a étoffé l’effectif en transférant du personnel de son siège lillois et en embauchant sur place. L’entreprise, qui connaît une croissance annuelle d’au moins 20 %, devrait recruter au cours des prochains mois plusieurs dizaines de personnes à Tours. Le groupe emploie 800 salariés en France, dont 550 à Lille. Près de 600 personnes ont été recrutées en cinq ans. L’unité tourangelle accueille un centre d’appels dédié à l’ensemble de l’offre Banque Accord.
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Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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