Faiveley et Plastivaloire, une même politique d’externalisation

Deux des principales entreprises industrielles tourangelles, le plasturgiste Plastivaloire et l’équipementier ferroviaire Faiveley – dont le siège est à St-Denis (93), mais les trois unités de production françaises à St-Pierre-des-Corps et la Ville-aux-Dames (37) -, vont intensifier dans les années à venir l’externalisation d’activités dans des pays low cost : c’est en tout cas le message qu’ont fait passer leurs dirigeants à la presse financière avant Noël, les deux groupes étant cotés.

Faiveley (565 M€ de CA attendus au 31 mars 2006), qui vient d’annoncer la cession à deux holdings du groupe de son activité fortement déficitaire de plasturgie (cinq sites représentant 420 salariés et près de 60 M€ de CA annuel, mais lesté de 5 M€ de pertes au 1er semestre), achève son processus de rapprochement avec le suédois Sab Wabco, racheté fin 2004. Parallèlement, “le groupe externalise une partie de ses ateliers dans des pays à bas coût de main d’oeuvre (Chine, Inde, Brésil et République tchèque)”. Seulement 35 % de ses effectifs sont en dehors de l’Europe de l’Ouest, dont 10 % en Chine, ce qui est jugé faible par les analystes.

De son côté Plastivaloire (172 M€ de CA pour l’exercice clos au 30 septembre 2005) vient d’annoncer le rachat de la division plasturgie de Pannonplast Industries, dont le site de production est à Szekesfehervar (Hongrie). L’objectif est toujours d’améliorer la compétitivité en délocalisant une partie de l’outil de production : actuellement, près de 28 % des pièces du groupe tourangeau sont fabriquées en Pologne, Roumanie et Espagne. Le groupe a également ouvert une usine en Tunisie. Plastivaloire vient, par ailleurs, d’annoncer une chute de son résultat net, à 2,9 M€, inférieur de près de moitié à celui de l’exercice précédent. Elle explique ce recul “par une très mauvaise année en France, marquée par une perte de 4,5 M€”.
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Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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