En redressement, Annunziata France renforce le site de Buxeuil

Le fabricant de papier toilette et d’essuie- tout Annunziata France (35 M€ de CA prévus en 2006), qui exploite deux sites industriels à Buxeuil (environ 106 salariés) et à Châteauneuf-de- Gadagne, près d’Avignon (84), où il compte 51 salariés, a été placé en redressement judiciaire le 15 février dernier. Selon Jean-François Dhoury, le directeur général délégué du groupe, cette décision s’explique par “la baisse des prix sur le marché des marques distributeurs qui, en deux ans et demi, s’est élevée à près de 500 € par tonne de papier transformée, et par les coûts liés à la restructuration de l’usine de Châteauneuf”. En 2005, la direction a décidé de fermer l’établissement qui employait une centaine de personnes. Le projet s’est traduit par un premier train de suppression d’une cinquantaine d’emplois, la fermeture définitive étant prévue pour le second semestre 2007. Le montant du plan social (environ 1,5 M€ ) devait être pris en charge par un consortium comprenant le groupe Dumez – qui souhaite acquérir le site vauclusien afin d’y réaliser un très important programme immobilier et de loisirs (620 emplois créés)… – mais Annunziata a dû avancer les fonds. Selon Jean-François Dhoury, le redressement d’Annunziata va passer par un renforcement de l’usine de Buxeuil. Près de 20 M€ seront engagés dans l’acquisition d’une nouvelle machine à papier – celle de Châteauneuf, trop ancienne et d’une capacité réduite sera vendue – qui portera la capacité de l’unité tourangelle à 34 000 tonnes/an contre 30 000 tonnes aujourd’hui. Le plan en cours de discussion devrait aussi recommander la fermeture anticipée de Châteauneuf-de-Gadagne et aboutir à l’accroissement des effectifs tourangeaux (155 salariés à terme). La réalisation de ce programme passe par l’inévitable arrivée d’un industriel au capital, contrôlé aujourd’hui par Tis Finances Investments.
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Mis à jour ( Mercredi, 11 Février 2009 10:24 )  


Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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