Michelin Joué-lès-Tours se positionne sur le haut-de-gamme

L’usine Michelin de Joué-lès-Tours (1 400 salariés) devient, avec le site de la Roche-sur-Yon (85), la principale unité de fabrication de pneus poids lourd du groupe en France. “Nous allons passer nos volumes de 700 000 pneus/an à plus d’un million” explique ainsi Jacques Cambazar, le directeur des sites de Joué et de Poitiers (86). Cette augmentation s’accompagne d’un repositionnement sur le haut-degamme. “Jusqu’alors, nos produits étaient plutôt destinés aux marchés des pays en voie de développement. Désormais, une partie importante des volumes sera commercialisée en Europe de l’Ouest” poursuit Jacques Cambazar. Cette mutation s’est accompagnée d’un important programme d’investissement: près de 30 M€ par an depuis cinq ans ; ce rythme devrait être maintenu pendant deux ou trois ans. L’usine de Joué-lès-Tours est aussi en passe d’intégrer 150 salariés de l’usine de Poitiers, dont la fermeture, annoncée en juin 2005, devrait être effective dans les prochaines semaines. Cette dernière, également spécialisée dans le pneu poids lourd, employait 480 salariés. Une soixantaine de personnes resteront attachées à Poitiers sur une plateforme logistique. Si l’on ôte du décompte initial 130 salariés éligibles aux mesures d’âge, il ne restait donc, à la fin 2005, que 290 salariés poitevins à reclasser. Chacun d’entre eux s’est vu offrir 3 ou 4 mutations internes (dont Joué-lès-Tours). Seulement 180 personnes ont accepté l’une ou l’autre de ces propositions (150 sur Tours, 30 sur d’autres sites). A l’issue du transfert, les effectifs jocondiens resteront cependant à l’identique. “Nous devons accroître notre compétitivité” prévient Jacques Cambazar : les départs à la retraite et la non-reconduction de contrats d’intérim vont ainsi contrebalancer l’arrivée des salariés poitevins.
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Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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