Socofer étudie un wagon pour le ferroutage

Installée à Tours, la société Socofer (20 M€ de CA, une centaine de salariés, 50 % du CA à l’export), un spécialiste des matériels ferroviaires (engins de traction et de maintenance), a lancé une étude de faisabilité d’un wagon destiné aux opérateurs de ferroutage. “Ces wagons doivent accueillir en toute sécurité des remorques routières dont les gabarits ne sont pas compatibles avec les dimensions des voies et des ouvrages (ponts, tunnels)” explique Bertrand Hallé, le directeur général de Socofer. En Suisse, les opérateurs ont privilégié des wagons à petites roues permettant de baisser le gabarit des trains. En France, le groupe alsacien Lohr a développé, en bénéficiant d’importants concours publics, le Modalohr, un wagon équipé de boogies standard et d’un plancher surbaissé. “La solution que nous mettons au point sera un concurrent direct du Modalohr” prévient Bertrand Hallé. Le projet conçu par un ingénieur indépendant a été accompagné par l’Anvar et le Conseil général à hauteur de 34 000 €. La suite du programme sera financée “sur fonds propres” poursuit Bertrand Hallé. Il précise que Socofer est à la recherche d’un opérateur ferroviaire, public ou privé, susceptible de s’engager à ses côtés. La SNCF ne semble pas, à ce jour, intéressée. Socofer a aussi d’autres projets, plus proches de son coeur de métier : le bureau d’études de l’entreprise tourangelle met actuellement au point un autorail de mesure de joints de rails ; en collaboration avec l’Institut national de recherche sur les transports et la sécurité (Inrets), la société a aussi lancé un programme de développement d’un engin de traction “vert” qui auto-optimiserait sa consommation énergétique en utilisant des modes de propulsion mixte (turbine à gaz, pile à combustible).
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Mis à jour ( Mercredi, 07 Janvier 2009 09:48 )  


Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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