STMicroelectronics (STM) rebondit. Après une fin d'année 2008 et un premier trimestre 2009 « calamiteux », le fabricant franco-italien de composants électroniques profite de la relance de la consommation, notamment dans la téléphonie mobile.
L'Ipod d'Apple, un des clients de STM, a poussé ses concurrents à réagir. Samsung, Nokia, LG ont sorti de nouveaux smartphones et ce sont aussi des clients de STM.
A Tours, l'usine, qui était au point mort il y a six mois, tourne désormais 7 jours sur 7. Elle est même « en surchauffe, parce que nos clients doivent reconstituer très rapidement leurs stocks », explique de Ricardo de Sa Earp, le patron de la division Composants de STM. On ne parle plus de chômage partiel et d'encouragement aux départs. L'an passé, l'effectif était tombé à 1 346 salariés après un pic de 1 680 en 2006. Le premier industriel d'Indre-et-Loire emploie 1 580 personnes en 2009 et l’embauche d'une trentaine d'intérimaires est prévue d'ici à décembre. STM vient d'investir 3 M€ dans une nouvelle machine. Concernant l'activité, STM « a retrouvé son niveau de 2005», précise Patrick Galloy, le directeur de l'usine de Tours, qui exporte 70 % de sa production en Asie du Sud-Est, où se situent les sites d'assemblage de produits électroniques.














