Lionel Couche reprend SES à Colas, qui rachète dans la foulée Vecchietti

Lionel Couche, qui fut directeur général de l’entreprise de 1996 à 2000, vient de reprendre à l’entrepreneur de travaux routiers Colas (groupe Bouygues) la société tourangelle SES (environ 540 salariés, 75 M€ de CA en 2005), spécialisée dans la réalisation de signalisation routière (panneaux directionnels à messages variables, signalisation verticale, signalisation temporaire, mobilier urbain). 
 L’opération, financée par un crédit vendeur, permet à Lionel Couche de disposer de 100 % du capital. Le projet industriel porté par le nouveau propriétaire vise “à dépoussiérer une entreprise à fort potentiel qui s’était un peu endormie dans le giron d’un grand groupe” explique Lionel Couche. Ce dernier entend réorganiser les fonctions qualité, développement de nouveaux produits et marketing, et accroître la part réalisée à l’export “qui devrait représenter cette année près de 20 % de la facturation”. SES s’appuie notamment dans ce domaine sur une filiale US. L’entreprise est implantée sur deux sites principaux de production, tous les deux situés en Indre-et-Loire : Tours Nord (environ 250 personnes) et Chambourg- sur-Indre (130 salariés). SES dispose aussi d’un réseau national d’agences et de filiales à l’étranger. Alors qu’il se désengage de SES, Colas vient de prendre le contrôle d’une autre entreprise tourangelle, R. Vecchietti, installée à Véretz. Spécialisée dans la pose de voies ferrées, celle-ci emploie 160 personnes pour 20 M€ de CA. Son président Serge Vecchietti, âgé de 60 ans, en a profité pour céder son fauteuil à Benoît de Bodman.
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Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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