L’aéroport de Tours ambitionne de doubler son trafic

La polémique autour des subventions versées à Ryanair par différents aéroports de province ne semble pas émouvoir les gestionnaires de l’aéroport Tours-Val de Loire. Dans son édition du 22 juillet dernier, le Figaro notait, sans plus s’appesantir, “qu’à titre d’exemple, Ryanair a obtenu de la chambre de commerce et d’industrie de Tours 2 177 000 € d’aides diverses en trois ans”. Alain Dayan, président de la Semaval, la société d’économie mixte qui gère l’aéroport, confirme ces chiffres mais ajoute que, selon une étude de l’Observatoire économique de Touraine, “10 € investis dans l’aéroport entraînent 500 € de dépenses de séjour (touristes, notamment britanniques)”. Bref, tout le monde semble satisfait de l’accord passé avec la compagnie low cost irlandaise qui exploite un Tours-Londres quotidien en été (75 000 passagers par an) et un Tours-Dublin (7 000 passagers), assurant l’essentiel du trafic de la plate-forme tourangelle (environ 100 000 passagers par an). Dans ses conditions, on voit mal pour quelle raison le contrat avec Ryanair, qui arrive à expiration en fin d’année, ne serait pas renouvelé. Reste qu’il faudra s’adapter à une législation européenne de plus en plus sourcilleuse et attentive aux subventions publiques accordées à des exploitants privés. Comme le prévoit la loi de décentralisation de 2004, un syndicat mixte sera créé dès le mois de janvier pour prendre “la pleine disposition” de la zone civile de l’aéroport, en lieu et place de l’Etat propriétaire. Ce syndicat associera la Région Centre aux trois partenaires historiques (CCI de Touraine, Tour(s)Plus et Conseil général) et reprendra progressivement la gestion de l’aéroport à la Semaval, qui ne disparaîtra pas avant plusieurs mois. La nouvelle structure aura le choix entre une exploitation directe, sous forme de régie, ou la délégation à une société ou à un consortium privé : à Beauvais, l’aéroport spécialisé low cost est ainsi géré par la CCI, associée à Veolia. Quelle que soit la formule choisie, l’objectif sera d’atteindre rapidement les 200 000 passagers transportés annuellement, chiffre correspondant au potentiel de marché estimé.
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Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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