MPF convole avec Aréas après sa rupture avec Thélem

Un peu plus de trois mois après la rupture des fiançailles avec Thélem, et un an tout juste après la publication des bans (cf. LV n°409), la Mutuelle des Provinces de France (MPF) a scellé vendredi 9 juin son union avec la mutuelle parisienne Aréas. 
 Cette dernière, issue du regroupement de plusieurs sociétés mutualistes d’assurances provinciales, avait absorbé l’an passé la Mutuelle du Poitou, une société de la même taille que MPF. Les Tourangeaux ont donc préféré convoler avec Aréas, un ensemble qui pèse près de dix fois leur taille (440 M€ de cotisations contre 48 M€) parce que cette dernière accepte de maintenir un établissement à Tours. Il semblerait, à en croire la direction de MPF, que cette cruciale question de l’emploi soit à l’origine de la rupture avec le groupe mutualiste orléanais Thélem. La fusion opérée, l’enseigne MPF disparaîtra progressivement au profit d’Aréas. Tours ne comptera plus qu’une cinquantaine de salariés chargés notamment de la gestion de la production et des sinistres de 35 agences Aréas de l’Indre-et-Loire, de la Sarthe et de l’Indre. En outre, les nouveaux locaux de la rue Edouard- Vaillant (1 000 m2 dans l’immeuble Carré de Verre, qui vient d’être livré au pied de la gare) abriteront le centre national de courtage d’Aréas. Dominique Lavallée, qui avait pris la direction générale de MPF Assurances en 2001, quittera ses fonctions à la fin du mois. Il aura eu le mérite de redresser en moins de cinq ans une société qui prenait l’eau de toute part.
Envoyer Imprimer PDF
 


Etat d’urgence

La gifle assénée par les électeurs au pouvoir aura finalement conduit à la constitution d’une gouvernance bicéphale à Bercy : côte-à-côte, un chantre de la démondialisation et un « hollandais » modéré vont devoir accorder leurs violons et composer le choc d’offre attendu par les entrepreneurs… mais refusé par une partie des parlementaires socialistes emmenée par Laurent Baumel, le député de la 4e circonscription d’Indre-et-Loire. Ceux-ci préconisent au contraire de nouvelles mesures de stimulation de la demande. Pourtant, le temps presse. Selon le cabinet Trendeo, seules 52 % des suppressions d’emplois industriels enregistrées depuis 2009 ont été compensées par des créations. La région Centre fait partie des grands territoires sinistrés puisque son taux de renouvellement s’établit à 41 %. Qui pourrait croire que l’heure est encore aux tergiversations ?
Retrouvez le contenu complet
de la Lettre Valloire
REGION CENTRE
BERRY
EURE-ET-LOIR
INDRE-ET-LOIRE
LOIR-ET-CHER
LOIRET