Protex International veut muscler sa recherche à Château-Renault

Le groupe de chimie Protex International (environ 130 M€ de CA, 19 sites de production dont 4 en France) pourrait prochainement renforcer sa plate-forme de recherche à Château-Renault où la société exploite une usine classée Seveso seuil haut d’environ 110 salariés – dont une trentaine d’ingénieurs – répondant au nom de Synthron.
Ce site, plutôt dédié – à l’instar de l’ensemble du groupe – aux petites et moyennes séries (environ 20 000 tonnes de produits de spécialités et de polymères conditionnés chaque année), pourrait devenir le centre de R&D de Protex International, nous indique Robert Moor, le président.
En revanche, ce dernier, qui juge « que les contraintes administratives et environnementales qui pèsent en France et en Europe sur le secteur de la chimie sont beaucoup trop fortes en comparaison d’autres pays », n’envisage pas de renforcer les capacités de ses usines françaises. Il vient d’ailleurs d’investir en Thaïlande dans un nouvel atelier spécialisé dans la fabrication d’un produit chimique utilisé par l’industrie textile (et notamment par les fabricants de jeans).
Rappelons qu’au début de l’année 2010 la préfecture d’Indre-et-Loire, suite à une perquisition menée sur le site, avait ordonné l’arrêt d’un des ateliers de l’usine tourangelle après avoir constaté plusieurs manquements aux règles de sécurité. Des travaux de mise en conformité avaient été exigés. Une mise en examen de la société et de son président avait été décidée par les juges tourangeaux.
Selon Robert Moor, près de 30 M€ ont été investis sur le site depuis dix ans, « dont plus de 8 M€ affectés à des travaux liés aux questions de sécurité et à nos obligations environnementales ».

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Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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