Le groupe de chimie Protex International (environ 130 M€ de CA, 19 sites de production dont 4 en France) pourrait prochainement renforcer sa plate-forme de recherche à Château-Renault où la société exploite une usine classée Seveso seuil haut d’environ 110 salariés – dont une trentaine d’ingénieurs – répondant au nom de Synthron.
Ce site, plutôt dédié – à l’instar de l’ensemble du groupe – aux petites et moyennes séries (environ 20 000 tonnes de produits de spécialités et de polymères conditionnés chaque année), pourrait devenir le centre de R&D de Protex International, nous indique Robert Moor, le président.
En revanche, ce dernier, qui juge « que les contraintes administratives et environnementales qui pèsent en France et en Europe sur le secteur de la chimie sont beaucoup trop fortes en comparaison d’autres pays », n’envisage pas de renforcer les capacités de ses usines françaises. Il vient d’ailleurs d’investir en Thaïlande dans un nouvel atelier spécialisé dans la fabrication d’un produit chimique utilisé par l’industrie textile (et notamment par les fabricants de jeans).
Rappelons qu’au début de l’année 2010 la préfecture d’Indre-et-Loire, suite à une perquisition menée sur le site, avait ordonné l’arrêt d’un des ateliers de l’usine tourangelle après avoir constaté plusieurs manquements aux règles de sécurité. Des travaux de mise en conformité avaient été exigés. Une mise en examen de la société et de son président avait été décidée par les juges tourangeaux.
Selon Robert Moor, près de 30 M€ ont été investis sur le site depuis dix ans, « dont plus de 8 M€ affectés à des travaux liés aux questions de sécurité et à nos obligations environnementales ».














