L’extension d’Ater, à Sorigny, suspendue à une refonte des aides

Spécialisée dans les enquêtes civiles sur les débiteurs de grandes institutions (banques, sociétés de crédit, organismes d’assurances sociales), la société Ater (175 salariés et 9 M€ de CA sur l’exercice clos au 30 juin dernier) voudrait pousser ses murs de Sorigny, au sud de Tours, afin de loger la vingtaine de collaborateurs qui doivent être recrutés d’ici à la fin de l’année. Un investissement de 1,5 M€ a été programmé pour ajouter 1 400 m2 de locaux aux 3 000 m2 existants. Une extension d’autant plus nécessaire que l’entreprise pourrait, à terme, rapatrier la quinzaine de salariés qu’elle a maintenue dans ses agences de St-Germainen- Laye (78), Boissy-St-Léger (94) et Cannes (06), toutes trois rachetées l’an passé. Après avoir conduit par deux fois des extensions sans aides publiques, Pascal Greco, président d’Ater, aimerait bien que les collectivités participent, cette fois, au financement du projet : on lui rétorque que le Département va refondre les règles d’attributions des aides aux entreprises (lire à ce sujet l’entretien que nous a accordé Philippe Le Breton dans LV n°483) et qu’il est prié d’attendre le début de l’année prochaine. Les nouveaux salariés d’Ater patienteront donc dans des bâtiments modulaires qui viennent d’être installés sur le site. Mais Pascal Greco n’est pas insensible à l’intérêt que lui portent des communes situées dans un département voisin. Il ne faudrait pas que la décision des collectivités tourangelles soit repoussée, sous peine de voir Ater chercher fortune ailleurs.
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Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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