De tradition modérée, le département le plus occidental de la région Centre a donné une nette avance à Nicolas Sarkozy (52,7 %), mais Tours (19 % des inscrits) a placé
Ségolène Royal (50,8 %) devant le président de la République. Autant dire que l’ancien ministre de la Culture et de la Communication, Renaud Donnedieu de Vabres (UMP), qui tentera de retrouver un siège qu’il avait laissé à son suppléant Pascal Ménage, ne sera pas en terrain conquis. Pour la troisième fois consécutive, son adversaire socialiste sera Jean-Patrick Gille, le 1er adjoint au maire de Tours, toujours battu par RDDV jusque-là. Colette Girard (MoDem) voudra capitaliser le score réussi par François Bayrou (21 %) sur le chef-lieu du département ; mais cette enseignante, qui avait plutôt son fief à Joué-lès-Tours, aura pour principal handicap son manque de notoriété. La 2e circonscription opposera deux femmes, la sortante UMP Claude Greff et la jeune Mélanie Fortier, membre du PRG et investie par le PS dans le cadre d’accords électoraux qui avaient précédé la “main tendue” de Jean-Michel Baylet, le leader des radicaux de gauche, au radical valoisien et ministre de l’Economie Jean-Louis Borloo. La 3e circonscription opposera pour la troisième fois le sortant et maire UMP de Loches Jean-Jacques Descamps à la socialiste Marisol Touraine. Fort dans le Sud Touraine, bien implanté en banlieue sud de Tours, l’ancien secrétaire d’Etat au Tourisme du gouvernement Chirac (1986-1988) devra contrebalancer le poids de la gauche à St-Pierre-des-Corps (67 % pour Ségolène Royal), qui présentera pour témoignage sa sénateur- maire communiste Marie-France Beaufils. Sur la 4e circonscription, duel entre le sortant UMP Hervé Novelli et le maire PS de Joué-lès-Tours Philippe Lebreton. Le poids relatif de la deuxième commune du département (24 000 inscrits) est-il de nature à compenser le poids électoral du chef de file des Réformateurs en milieu rural ? En tout cas, aucun des dix autres candidats ne semble en mesure d’influer sur l’issue du scrutin. Enfin, la 5e circonscription opposera une nouvelle fois le sortant et maire UMP de St-Cyr-sur-Loire Philippe Briand, élu sans discontinuer depuis 1993, à la fabiusienne Claude Roiron, adjointe au maire de Tours et conseillère générale. Philippe Briand a maintenu pour suppléant l’UDF Joël Pélicot qui n’a toutefois pas renié ses amis du MoDem des autres circonscriptions.














