Annoncé en avant-première dans nos colonnes, le projet de création d’un Institut des Biomédicaments et Cosmétiques (IBC) sur le site de l’ex-régiment du train à Tours (37), désormais intégré dans la ZAC dite du Plat-d’Etain, vient d’être confirmé par les principaux protagonistes.
Ce centre de formation par alternance aux métiers industriels des biotechnologies et des cosmétiques, qui pourrait ouvrir ses portes dès 2017, représentera un investissement de 20,5 M€, hors foncier, dont 7,5 M€ consacrés au bâtiment lui-même (2 200 m2 répartis sur deux étages). La plate-forme de formation comportera des zones de contrôle qualité, de culture cellulaire, de purification et de galénique ainsi qu’une zone de stockage avec centrale de pesée. Le solde de l’enveloppe budgétaire sera dédié au volet hébergement d’un programme qui prévoit, aussi, la construction de 160 studios de 19 à 20 m2 gérés par le Crous. Le projet, porté par le Pôle de recherche et d’enseignement supérieur (Pres) Centre-Val de Loire Université, auquel sont associés l’IMT (Institut du Médicament de Tours) ainsi que les universités de Tours et d’Orléans, recevra un financement public via les lignes budgétaires des « Investissements d’avenir » mises en place par le gouvernement. Il devra aussi impérativement être soutenu par les collectivités locales et les représentations consulaires qui, si elles semblent toutes unanimes à reconnaître l’intérêt du projet, n’avaient pas encore arrêté le montant de leurs participations respectives à l’heure où nous écrivons ces lignes.
Lors de la présentation de ce projet, qui s’inscrit dans une vaste initiative de réaménagement urbain, Jean Germain (PS), le maire de Tours et le président de la communauté d’agglomé-ration Tour(s)Plus, n’a pas hésité à tendre la sébile aux industriels de la pharmacie et de la cosmétique. Ces derniers devraient aussi concourir à l’édification de l’IBC par le truchement d’une fondation baptisée « Les biomédicaments et les cosmétiques pour des métiers d’avenir ».
Chaque année, l’IBC devra accueillir près de 3 000 apprenants (formation initiale, continue, apprentis, requalification professionnelle certifiante).














