Le Ceroc veut s’ouvrir aux aciéristes

Le Centre d’études et de recherche sur les outils coupants (Ceroc), qui regroupe une équipe de R&D de Safety (groupe Sandvik) et les chercheurs du laboratoire de Mécanique et de Rhéologie (LMR) de l’université François- Rabelais, vient de s’installer dans un bâtiment flambant neuf de 690 m2 situé dans l’enceinte d’un des deux sites de Safety (fabrication d’outils coupants au carbure et de porte-outils) à Fondettes, en banlieue de Tours. Cette unité, très largement financée par les collectivités locales (la Région, le Département et Tour(s)Plus ont consacré à parité 3,3 M€ à ce projet en immobilier et équipements industriels), va conduire ses recherches dans des domaines tels que l’analyse et la modélisation du comportement mécanique du couple outil-matière. Ce qui devrait permettre, dans le secteur de la recherche appliquée, de caractériser de nouveaux revêtements, des matériaux de coupe et de nouvelles géométries. Le Ceroc sera également en mesure de produire des prototypes. Entre 15 et 17 chercheurs y seront accueillis en permanence. Selon Patrick André, le directeur de Safety Fondettes (environ 360 salariés), le Ceroc a aussi vocation à accueillir des projets de développement et de R&D menés par les clients de Safety (constructeurs automobiles, équipementiers aéronautiques), des aciéristes et des sous-traitants. Le fonctionnement du centre n’aura pas un impact direct et immédiat sur l’usine Safety qui s’apprête à accueillir une nouvelle ligne de production d’outils coupants d’ici à la fin 2006, ce qui portera à quatre le nombre de lignes installées. Safety a également annoncé qu’il allait fusionner avec l’américain Valenite, un fabricant réputé d’outils coupants très implanté dans l’industrie automobile.
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Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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