Confronté à la dure réalité des relations sociales à la française, l’homme d’affaires turc Sinan Solmaz force l’admiration.
Depuis novembre 2005, date de la reprise à la barre du tribunal de commerce des verreries Duralex de la Chapelle- St-Mesmin et de Rive-de-Gier, les coups pleuvent sur lui comme les boulets vénitiens sur les galères ottomanes à Lépante : en mars, droit d’alerte des syndicats ; en juillet, grève du personnel et demande de mise sous surveillance de l’entreprise ; en septembre, fermeture de l’usine de Rive-de-Gier avec maintien des salaires jusqu’à ce jour ; en novembre, injonction de payer le cabinet d’expertise mandaté par le comité d’entreprise et, en janvier dernier, convocation au tribunal correctionnel d’Orléans pour délit d’entrave et licenciement d’une salariée protégée… Sans omettre le coup de pied de l’âne assené en novembre dans les colonnes de l’Humanité par Marc Brynhole, élu communiste du conseil régional du Centre : “Quand on a, comme dans cette verrerie, affaire à des patrons qui, avec trois francs six sous, font ce que bon leur semble de la production industrielle d’un pays à l’autre (sic), on doit permettre aux salariés de faire entendre leur voix dans la gestion des entreprises et à la puissance publique de défendre les emplois”. Ce nonobstant, après avoir déjà dépensé 10 M€ (soit un peu plus de trois francs six sous, NDLR), Sinan Solmaz s’apprête à investir 14 M€ dans son usine orléanaise (voir rubrique Affaires). On reste pantois devant autant de couragitude…











