La Sarthe plus accueillante que la Touraine

La Touraine serait-elle suffisamment riche en entreprises pour faire la fine bouche ? Les déboires de PMB Services, une start-up du logiciel libre contrainte il y a quelques mois de quitter Bueil-en-Touraine, au nord de l’Indre-et-Loire, pour Château-du-Loir, dans la Sarthe voisine, illustrent, une fois de plus, l’incompétence des prétendus “spécialistes” tourangeaux du développement économique. Eric Robert, le patron de PMB, se souvient avoir frappé à la porte de l’une de ces officines – dont l’essentiel de l’activité consiste aujourd’hui à organiser des voyages “d’affaires” à l’étranger pour décideurs en goguette – en quête d’un soutien financier et de nouveaux locaux. “On nous a fait comprendre que l’on ne pouvait rien pour nous et qu’aucune aide n’était adaptée. L’absence d’intérêt était manifeste, à la limite de la courtoisie…” affirme Eric Robert. Sarthe Expansion, bras armé du département voisin, a immédiatement senti la bonne affaire. “Ils se sont mis en quatre pour nous trouver des locaux et des aides substantielles (plus de 70 000 €)” poursuit Eric Robert qui compare sans concession l’accueil des uns et des autres : “dilettantisme et morgue” d’un côté, “professionnalisme et réactivité” de l’autre. A Château-du-Loir, PMB Services a retroussé ses manches. L’entreprise emploie aujourd’hui 6 salariés et prévoit d’en engager au moins 12 dans les trois prochaines années. Tant mieux pour la Sarthe. Tant pis pour les autres. A quand un guichet unique de l’économie doté d’un patron digne de ce nom, comme le réclamait dans l’une de nos récentes éditions le président de la CCI de Touraine ?
 

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Sur les rails

Le temps du débat est terminé, place à la décision. La ligne à grande vitesse Paris-Orléans-Clermont-Lyon (POCL) est bien sur les rails. Si un consensus régional s’était dégagé en faveur du tracé Ouest, qui a l’avantage, contrairement aux trois autres tracés proposés, de desservir à la fois Orléans, Vierzon et Bourges, c’est probablement un cinquième scénario qui sera privilégié. Car RFF devra tenir compte des souhaits de tout le monde, y compris des Auvergnats… et de la SNCF, qui veut tirer au plus court pour gagner de précieuses minutes entre Paris et Lyon.
Jusqu’à présent, la concertation a été exemplaire et le débat a constitué un moment fort de démocratie participative. Formons le vœu que la préoccupation d’aménagement du territoire soit autant prise en compte que les intérêts commerciaux de la SNCF : le développement d’Orléans, Bourges et Clermont valent bien cinq minutes de gagnées. 
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