Il est peu de dire que la démission de Michel Sapin de la présidence du Conseil régional du Centre a surpris ses amis, jusqu’à cette vice-présidente de l’assemblée régionale qui affirme l’avoir appris par SMS.
Il reste que cette seconde défection en cours de mandat (Michel Sapin avait une première fois démissionné de la présidence de la Région en 2000, lorsque Lionel Jospin l’avait appelé au gouvernement) confirme que l’intéressé vise, à nouveau, très haut. Libéré de sa fonction la plus prenante, le député et maire-adjoint d’Argenton-sur-Creuse (en attendant de retrouver son fauteuil de maire, l’an prochain ?) pourra, en effet, se mêler de plus près à la lutte interne au PS. Proche de François Hollande, autant que de Ségolène Royal, d’aucuns s’accordent à lui trouver un profil tout à fait acceptable de futur premier secrétaire. Mais ce quinqua sera-t-il assez « tendance » pour incarner la rénovation du parti ? Sa succession à la tête de l’exécutif régional sera - elle - sans surprise. Notre bouclage intervient trop tôt pour avoir eu connaissance du candidat désigné par le groupe PS-PRG (lundi 3 septembre en fin d’après-midi), mais son président François Bonneau était donné largement favori. Suggéré par Michel Sapin, appuyé par Jean Germain, le principal du collège d’Amilly, homme d’appareil consensuel, réunissait nettement plus de suffrages que sa collègue Marie- Madeleine Mialot. Outre des raisons liées à la personnalité des deux candidats, la règle voulant que ni un Orléanais, ni un Tourangeau ne puissent être président de cette Région jouait en défaveur de la conseillère municipale d’Orléans. Une règle que voulait abroger, jeudi dans une tribune publiée par la République du Centre, son ancien maire Jean- Pierre Sueur, après l’avoir pourtant brandie pour barrer la route du maire de Tours en 2000.











