Le Conseil régional multiplie les pains

Le contribuable doit-il financer l’installation de boulangeries dans des centres-villes déjà suréquipés ? La dernière commission permanente du Conseil régional a attribué une subvention de 15 000 € et une avance remboursable de même montant à un boulanger de Tours qui a planté son fournil dans le quartier des Halles, où pétrissent déjà une dizaine de ses confrères.  Même bonnes pâtes, il y a fort à parier que ces derniers auront trouvé indigestes les aides à la baguette accordées par la Région au nouvel arrivant. Le même a remis le couvert en reprenant, tout dernièrement, un point de vente sous les Halles, à une centaine de mètres du premier. La Région va-t-elle lui signer de nouveau un chèque ? Dans les communes de moins de 7 000 habitants, ces aides – baptisées du doux nom de Createm – sont destinées à toutes les entreprises artisanales et aux CHR (cafés-hôtels-restaurants). Au-delà de 7 000 habitants, on les passe au tamis pour les réserver aux entreprises artisanales des secteurs de l’alimentaire et de la production. Au risque de fausser la concurrence et de mettre toute une profession dans le pétrin ?

LA LETTRE VALLOIRE CANARDE Dans cette nouvelle rubrique, nous tenterons, de temps à autre, de nous mettre au diapason d’un illustre confrère. Le gibier ne manquant pas, nous promettons de ne canarder qu’à bon escient.
 

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Redécollage

Ce début d’été est tellement morose qu’on se réjouit du moindre signe annonciateur de reprise des affaires. Dans ce domaine, le salon aéronautique de Farnborough pourrait bien dessiner les contours de l’arc-en-ciel tant attendu. Airbus, comme Boeing, annoncent d’ores et déjà des commandes importantes, signe patent, selon le directeur commercial du consortium européen,  « que l’économie mondiale se redresse».
La région Centre, riche en sous-traitants de l’industrie aéronautique, devrait profiter de ce redécollage de la filière. Certes, les commandes attendues proviennent surtout d’Asie et d’Amérique latine, mais il serait indécent de faire la fine bouche. Pour ce qui concerne le marché européen, il est encore un peu tôt pour se frotter les mains. D’autant que si les commandes de l’aviation civile, encore convalescente, ne sont plus celles des années fastes, les commandes militaires sont en chute libre pour cause de restriction budgétaire.                                             

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