9-4-08 - Paulette Picard, présidente de la CCI de l’Indre, a ajouté à sa carte de visite le titre de présidente de la Chambre régionale de commerce et d’industrie du Centre, suite au coup de Trafalgar orchestré le 31 mars par les deux présidents des CCI du Loiret et de Touraine.
Roger Mahoudeau rigolait encore mardi, lorsque nous l’avons eu en ligne, du vilain tour joué à ses petits camarades. Nous avions informé nos lecteurs par le menu, à la Une de l’édition du 16 janvier dernier, de la bataille au couteau que se livraient les six CCI pour prendre le contrôle de la CRCI, paisible institution qui sommeille depuis plusieurs années au fond d’une zone industrielle orléanaise. L’arithmétique à géométrie variable semblait alors donner un léger avantage au bloc des quatre « petites » CCI régionales, conduit par le président de celle de Loir-et-Cher, Alain Courtois. Mais l’esprit de Machiavel souffle sur la Loire. Dans une manoeuvre audacieuse autant qu’habile, les présidents des deux « grosses » CCI, Orléans et Tours, ont offert à Paulette Picard un fauteuil inespéré et privé Alain Courtois d’une victoire annoncée. Ce dernier a aussitôt démissionné de tous ses mandats à la CRCI. Paulette Picard, coiffeuse à Levroux, peut savourer son triomphe. Et en hommage à François Mitterrand, un autre expert en combinazione de tout poil, elle pourra intituler ses futurs mémoires : « Le coup d’Etat permanente ».









