Le coup d’Etat permanente

Paulette Picard, présidente de la CCI de l’Indre, a ajouté à sa carte de visite le titre de présidente de la Chambre régionale de commerce et d’industrie du Centre, suite au coup de Trafalgar orchestré le 31 mars par les deux présidents des CCI du Loiret et de Touraine. Roger Mahoudeau rigolait encore mardi, lorsque nous l’avons eu en ligne, du vilain tour joué à ses petits camarades. Nous avions informé nos lecteurs par le menu, à la Une de l’édition du 16 janvier dernier, de la bataille au couteau que se livraient les six CCI pour prendre le contrôle de la CRCI, paisible institution qui sommeille depuis plusieurs années au fond d’une zone industrielle orléanaise. L’arithmétique à géométrie variable semblait alors donner un léger avantage au bloc des quatre « petites » CCI régionales, conduit par le président de celle de Loir-et-Cher, Alain Courtois. Mais l’esprit de Machiavel souffle sur la Loire. Dans une manoeuvre audacieuse autant qu’habile, les présidents des deux « grosses » CCI, Orléans et Tours, ont offert à Paulette Picard un fauteuil inespéré et privé Alain Courtois d’une victoire annoncée. Ce dernier a aussitôt démissionné de tous ses mandats à la CRCI. Paulette Picard, coiffeuse à Levroux, peut savourer son triomphe. Et en hommage à François Mitterrand, un autre expert en combinazione de tout poil, elle intitulera ses futurs mémoires : « Le coup d’Etat permanente ».
 

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Redécollage

Ce début d’été est tellement morose qu’on se réjouit du moindre signe annonciateur de reprise des affaires. Dans ce domaine, le salon aéronautique de Farnborough pourrait bien dessiner les contours de l’arc-en-ciel tant attendu. Airbus, comme Boeing, annoncent d’ores et déjà des commandes importantes, signe patent, selon le directeur commercial du consortium européen,  « que l’économie mondiale se redresse».
La région Centre, riche en sous-traitants de l’industrie aéronautique, devrait profiter de ce redécollage de la filière. Certes, les commandes attendues proviennent surtout d’Asie et d’Amérique latine, mais il serait indécent de faire la fine bouche. Pour ce qui concerne le marché européen, il est encore un peu tôt pour se frotter les mains. D’autant que si les commandes de l’aviation civile, encore convalescente, ne sont plus celles des années fastes, les commandes militaires sont en chute libre pour cause de restriction budgétaire.                                             

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