Lorsque Philippe Vigier déraille

Philippe Vigier, le vibrionnant et tout nouveau député Nouveau Centre de la 4e circonscription d’Eure-et-Loir, est-il un visionnaire…ou entend-il des voix (ferrées) ? Qu’importent l’existence de gares TGV au Mans et à Vendôme ou la modestie de la zone de chalandise (à peine plus de 50 000 habitants), il a subitement décidé de se battre pour l’implantation d’une improbable gare TGV sur la commune d’Arrou, au sud de l’Eure-et-Loir (voir notre article en rubrique Aménagement), le long de la ligne Paris-Le Mans. Se fondant sur une étude dont il est le commanditaire, le maire de Cloyes-sur-Loir prétend le plus sérieusement du monde que “sa” gare pourrait attirer chaque année près de 280 000 voyageurs. Au passage, il croise le fer avec Jean-Michel Bodin, le vice-président communiste de la Région, accusé de ne pas avoir participé au financement de l’étude (100 000 €) et de privilégier d’autres Arlésiennes, comme la réouverture de la desserte ferroviaire Chartres-Voves. Philippe Vigier, qu’on se le dise, ne souhaite pas être de ceux “qui regardent passer les trains”. Certes, mais faut-il pour autant confondre grande vitesse… et précipitation ? Un peu de retenue ne nuit pas à l’exercice d’un mandat parlementaire. Y compris à la tribune de l’Assemblée nationale lorsqu’il s’agit, comme le 20 mai dernier, de débattre d’une loi sur les organismes génétiquement modifiés (OGM). A cette occasion, Philippe Vigier a provoqué un très vif incident de séance en accusant les députés socialistes d’avoir tardé à autoriser la commercialisation d’un kit de détection du VIH. C’était en 1986, il y a 22 ans... le député d’Eure-et-Loir a un train de retard.
 

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Economic Circus

La très forte exposition médiatique de la crise chez Philips à Dreux, durant cette deuxième moitié d'hiver 2010, confirme que les périodes pré-électorales favorisent toutes les mises en scène et aiguisent les dispositions de certains courants politiques pour la manipulation de l’opinion.
Les postures des uns et des autres dans cette affaire, déclenchée par l’incroyable maladresse de la direction des ressources humaines du groupe néerlandais, démontrent aussi que les simulacres de la société du spectacle, décrits il y a quarante ans par les situationnistes – ces utopistes de l’ultra-gauche pré-soixante-huitarde – et le culte de l’image ont bel et bien investi toutes les strates de l’activité humaine, y compris le champ économique.
Il ne reste plus qu’à suggérer à la production de TF1 qu’elle organise un « reality show » autour, par exemple, de la séquestration pendant 48 h de cadres dirigeants. Succès d’audience garanti !
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