Philippe Vigier, le vibrionnant et tout nouveau député Nouveau Centre de la 4e circonscription d’Eure-et-Loir, est-il un visionnaire…ou entend-il des voix (ferrées) ?
Qu’importent l’existence de gares TGV au Mans et à Vendôme ou la modestie de la zone de chalandise (à peine plus de 50 000 habitants), il a subitement décidé de se battre pour l’implantation d’une improbable gare TGV sur la commune d’Arrou, au sud de l’Eure-et-Loir (voir notre article en rubrique Aménagement), le long de la ligne Paris-Le Mans. Se fondant sur une étude dont il est le commanditaire, le maire de Cloyes-sur-Loir prétend le plus sérieusement du monde que “sa” gare pourrait attirer chaque année près de 280 000 voyageurs. Au passage, il croise le fer avec Jean-Michel Bodin, le vice-président communiste de la Région, accusé de ne pas avoir participé au financement de l’étude (100 000 €) et de privilégier d’autres Arlésiennes, comme la réouverture de la desserte ferroviaire Chartres-Voves. Philippe Vigier, qu’on se le dise, ne souhaite pas être de ceux “qui regardent passer les trains”. Certes, mais faut-il pour autant confondre grande vitesse… et précipitation ? Un peu de retenue ne nuit pas à l’exercice d’un mandat parlementaire. Y compris à la tribune de l’Assemblée nationale lorsqu’il s’agit, comme le 20 mai dernier, de débattre d’une loi sur les organismes génétiquement modifiés (OGM). A cette occasion, Philippe Vigier a provoqué un très vif incident de séance en accusant les députés socialistes d’avoir tardé à autoriser la commercialisation d’un kit de détection du VIH. C’était en 1986, il y a 22 ans... le député d’Eure-et-Loir a un train de retard.







