10-3-10 - Lourd passif social chez Quelle, qui serait repris par 3 Suisses

Vendredi 12 mars au matin, les salariés du groupe Quelle-La Source manifesteront entre la place d’Arc et le tribunal de commerce d’Orléans. C’est, en effet, après-demain que les juges consulaires examineront les dossiers de reprise de l’entreprise de vente à distance La Source SA. Il est probable que la candidature du groupe 3 Suisses International sera retenue, comme nous l'avions suggéré le 1er mars. Celui-ci reprendrait 131 des 221 salariés actuels, entraînant la suppression de 90 postes entre les sites de Saran, en banlieue orléanaise (60 personnes dédiées aux tâches administratives), et de Tourcoing (161 personnes).
En revanche, aucun repreneur ne s’est déclaré pour GBS+QLS SAS, la filiale en charge des préparations de commandes, également installée à Saran. On s’achemine donc vers une probable liquidation de cette société de 89 personnes, JV entre Swiss Post (51 %) et Quelle-La Source (49 %). Enfin, 113 postes – très exactement la moitié de l’effectif actuel de 226 salariés – seraient supprimés à Ormes (45) chez DERETeQLS SAS, JV entre Deret (51 %) et Quelle-La Source (49 %) en charge de la logistique du spécialiste de la VAD. Le repreneur pourrait, en revanche, maintenir sa confiance à la filiale du transporteur orléanais Deret.
 

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Redécollage

Ce début d’été est tellement morose qu’on se réjouit du moindre signe annonciateur de reprise des affaires. Dans ce domaine, le salon aéronautique de Farnborough pourrait bien dessiner les contours de l’arc-en-ciel tant attendu. Airbus, comme Boeing, annoncent d’ores et déjà des commandes importantes, signe patent, selon le directeur commercial du consortium européen,  « que l’économie mondiale se redresse».
La région Centre, riche en sous-traitants de l’industrie aéronautique, devrait profiter de ce redécollage de la filière. Certes, les commandes attendues proviennent surtout d’Asie et d’Amérique latine, mais il serait indécent de faire la fine bouche. Pour ce qui concerne le marché européen, il est encore un peu tôt pour se frotter les mains. D’autant que si les commandes de l’aviation civile, encore convalescente, ne sont plus celles des années fastes, les commandes militaires sont en chute libre pour cause de restriction budgétaire.                                             

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