Choc des arguments hier au tribunal de grande instance de Tours où les juges examinaient le recours introduit par le comité d'entreprise contre le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) de La Nouvelle République. Au-delà des joutes oratoires, la question posée est celle du plafonnement des indemnités des journalistes, auxquels la convention collective attribue un mois de salaire par année de présence en cas de licenciement ou de démission liée à la cession du titre. Le directoire propose un plafonnement à 100 000 € par salarié ; les représentants de ces derniers veulent 120 000 €. Avec le plafonnement du directoire, le coût du PSE, incluant les départs volontaires, serait de 9,7 M€ (contre 8 M€ prévus au départ). Avec un plafonnement relevé pour la quarantaine de journalistes concernés, le coût du PSE serait de 10,5 M€. Ce n'est, effectivement, pas neutre.