Contrairement à ce qu’espéraient les responsables de la société, l’Agence du médicament vient de suspendre l’autorisation d’exploitation et de production accordée au laboratoire Genopharm, ainsi qu’à l’une de ses entités industrielles, l’usine Alkopharm de Blois. Cette décision risque de précipiter la fermeture de ce site de 70 salariés spécialisé dans la fabrication d’injectables et de comprimés. Les dirigeants viennent de déposer devant le tribunal administratif un recours en annulation non suspensif. Rappelons que Genopharm est accusé par les autorités sanitaires suisses et françaises d’avoir falsifié les dates de péremption du Thiotepa, un traitement de la leucémie dont il assure la distribution.