30-6-09 - Oxymetal cherche son second souffle

Le groupe Oxymetal (environ 800 salariés, 138 M€ de CA) dans le périmètre duquel se trouve la société de mécano-soudure Soudacier à Vierzon (18), vient de trouver un peu de répit. En quête d’argent frais, la société a obtenu l’accord d’Oseo pour une garantie à 90 % d’un montant de prêts de 5,8 M€ à 7 ans, une ligne court terme d’un montant global de 1,2 M€, ainsi que le refinancement de deux bâtiments industriels pour un montant global de 2,8 M€.
Selon Bernard Surgot le pdg du groupe, « ces nouvelles ressources ainsi que le reformatage des effectifs passés de 1 200 à 800 salariés au cours du premier semestre 2009 » devraient permettre à la société, qui exploite 22 sites dont 18 en France, « de repartir de l’avant ». Par ailleurs, Bernard Surgot nous indique que deux importants contrats – tous deux encore en discussion – sont de nature à relancer l’activité du site vierzonnais dont les effectifs ont été ramenés de 70 à 30 salariés. Il s’agit d’une part, d’un contrat de fabrication de banches métalliques (1 M€) et d’autre part, d’un programme de fabrication de portes-chars destinés à l’armée. Ce second contrat représenterait un montant de 6 M€.

 

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Redécollage

Ce début d’été est tellement morose qu’on se réjouit du moindre signe annonciateur de reprise des affaires. Dans ce domaine, le salon aéronautique de Farnborough pourrait bien dessiner les contours de l’arc-en-ciel tant attendu. Airbus, comme Boeing, annoncent d’ores et déjà des commandes importantes, signe patent, selon le directeur commercial du consortium européen,  « que l’économie mondiale se redresse».
La région Centre, riche en sous-traitants de l’industrie aéronautique, devrait profiter de ce redécollage de la filière. Certes, les commandes attendues proviennent surtout d’Asie et d’Amérique latine, mais il serait indécent de faire la fine bouche. Pour ce qui concerne le marché européen, il est encore un peu tôt pour se frotter les mains. D’autant que si les commandes de l’aviation civile, encore convalescente, ne sont plus celles des années fastes, les commandes militaires sont en chute libre pour cause de restriction budgétaire.                                             

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