18-2-10 - Christian Estrosi tente de déminer le dossier Philips à Dreux

Dans l’attente de la décision du tribunal de Chartres, qui doit se prononcer vendredi en début d’après-midi sur la procédure de fermeture anticipée… de l’usine Philips EGP de Dreux (28) et le licenciement accéléré de ses 212 salariés, Christian Estrosi, ministre de l’Industrie, joue les missi dominici et tente de déminer le dossier… à quelques semaines des élections régionales. Après avoir rencontré les salariés dans la matinée, le ministre qui s’est dit « choqué » par cette décision que d’aucuns assimilent à une mesure de lock-out, a été reçu par les dirigeants du groupe auxquels il a demandé de rouvrir le site, préalable indispensable, selon lui, « à la reprise du dialogue social ».
Il a également annoncé comme objectif « de pouvoir garantir à chacun des 212 salariés un emploi » sur la base d’une politique de revitalisation à laquelle « le groupe Philips doit prendre toute sa part ». Rappelons que l’actuel président socialiste de la Région Centre François Bonneau – qui sera opposé en mars prochain au secrétaire d’Etat aux PME Hervé Novelli (UMP) – a encouragé récemment les salariés à reprendre partiellement l’activité du site via la création d’une société coopérative de production (Scop). Une initiative jugée « irréalisable et incendiaire » par des proches du député-maire de Dreux, Gérard Hamel (UMP).
 

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Sur les rails

Le temps du débat est terminé, place à la décision. La ligne à grande vitesse Paris-Orléans-Clermont-Lyon (POCL) est bien sur les rails. Si un consensus régional s’était dégagé en faveur du tracé Ouest, qui a l’avantage, contrairement aux trois autres tracés proposés, de desservir à la fois Orléans, Vierzon et Bourges, c’est probablement un cinquième scénario qui sera privilégié. Car RFF devra tenir compte des souhaits de tout le monde, y compris des Auvergnats… et de la SNCF, qui veut tirer au plus court pour gagner de précieuses minutes entre Paris et Lyon.
Jusqu’à présent, la concertation a été exemplaire et le débat a constitué un moment fort de démocratie participative. Formons le vœu que la préoccupation d’aménagement du territoire soit autant prise en compte que les intérêts commerciaux de la SNCF : le développement d’Orléans, Bourges et Clermont valent bien cinq minutes de gagnées. 
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