18-5-10 - Risc Group se ravise et délocalise ses activités orléanaises

Retour à la case départ pour Risc Group. La SSII spécialisée dans la sécurité informatique, qui avait développé une plate-forme de services et de contact client à distance à Ormes (45) de 70 salariés (voir notre post du 30 novembre 2009), se ravise et s’apprête à engager un plan social à l’issue duquel il ne devrait plus rester qu’une dizaine de personnes dans le Loiret. Il y a trois ans, Loïc Péquignot, alors pdg et directeur général de Risc Group, avait annoncé la création sur Ormes de 95 emplois et plaidé bruyamment pour la relocalisation en France, « gage d’une meilleure qualité », de ces activités de service confiées jusqu’alors à des sous-traitants ukrainiens ou maghrébins. L’AgglO d’Orléans n’avait pas hésité à l’époque à accompagner financièrement l’installation de la SSII dans les locaux d’Alcatel-Lucent. Dirigé aujourd’hui par Gérard Guillot et Philippe Weppe – Loïc Péquignot avait brutalement quitté la société quelques jours après son coup d’éclat orléanais ! -, Risc Group en butte à de sérieuses difficultés financières (près de 30 M€ de pertes en 2009 sur un CA 2008-2009 de 83,6 M€), a du se résoudre à mettre en œuvre pour l'ensemble du groupe un programme de suppression de 133 postes. Les activités du centre d’appel et de la hot-line orléanaise seront majoritairement sous-traitées… en Tunisie et en Ukraine.
 

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Sur les rails

Le temps du débat est terminé, place à la décision. La ligne à grande vitesse Paris-Orléans-Clermont-Lyon (POCL) est bien sur les rails. Si un consensus régional s’était dégagé en faveur du tracé Ouest, qui a l’avantage, contrairement aux trois autres tracés proposés, de desservir à la fois Orléans, Vierzon et Bourges, c’est probablement un cinquième scénario qui sera privilégié. Car RFF devra tenir compte des souhaits de tout le monde, y compris des Auvergnats… et de la SNCF, qui veut tirer au plus court pour gagner de précieuses minutes entre Paris et Lyon.
Jusqu’à présent, la concertation a été exemplaire et le débat a constitué un moment fort de démocratie participative. Formons le vœu que la préoccupation d’aménagement du territoire soit autant prise en compte que les intérêts commerciaux de la SNCF : le développement d’Orléans, Bourges et Clermont valent bien cinq minutes de gagnées. 
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