A Dreux, le blocus syndical risque de faire capoter un projet de relance du site Philips EGP

Cordon Electronics, qui veut créer une centaine d’emplois – le double à terme – sur le site de Philips EGP à Dreux, est victime du blocus de l’usine par les syndicalistes, en pleine négociation de primes de départ.Serge Cordon, patron de Cordon Electronics (750 salariés, 60 M€ de CA prévisionnel en 2008), est un patron entreprenant. Installé depuis près d’un an sur le site Philips EGP de Dreux, où il exploite déjà 2 000 m2 et emploie 25 personnes, il veut faire de cette nouvelle implantation une unité de SAV pour produits électroniques équivalente à celles qu’il a créées il y a près de vingt ans à Dinan (22) ou plus récemment à St-Loubes, à côté de Bordeaux (33), deux plates-formes qui emploient chacune 260 personnes. D’ores et déjà, il souhaite récupérer 11 000 m2 supplémentaires et créer une centaine d’emplois. “Nous sommes disposés à reprendre 60 des anciens salariés Philips en CDI” annonce-t-il. Oui, mais voilà. Il n’avait pas compté avec l’obstination des syndicalistes de Philips EGP qui, depuis plusieurs jours, bloquent l’ensemble du site, gelant toute activité, y compris celle des locataires comme Cordon Electronics. Un moyen de faire pression sur le groupe néerlandais pour obtenir des primes de départ plus confortables. “Nous sommes étrangers à ce conflit, s’étonne Serge Cordon. Nous venons, au contraire, proposer de l’emploi.” En avril dernier, Cordon Electronics créait une nouvelle filiale, Cordon Multimedia, avec l’intention de l’installer à Dreux : une centaine de camions sont affrêtés pour déménager le stock et le matériel nécessaire à l’exploitation. Mais les syndicalistes poursuivent leur blocus et les camions repartent… A l’heure du développement durable, on imagine les dépenses de carburant et les émissions de carbone engendrées par cet aller-retour. Et l’amertume de ceux qui devaient retrouver un emploi grâce à cette activité.
 

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Sur les rails

Le temps du débat est terminé, place à la décision. La ligne à grande vitesse Paris-Orléans-Clermont-Lyon (POCL) est bien sur les rails. Si un consensus régional s’était dégagé en faveur du tracé Ouest, qui a l’avantage, contrairement aux trois autres tracés proposés, de desservir à la fois Orléans, Vierzon et Bourges, c’est probablement un cinquième scénario qui sera privilégié. Car RFF devra tenir compte des souhaits de tout le monde, y compris des Auvergnats… et de la SNCF, qui veut tirer au plus court pour gagner de précieuses minutes entre Paris et Lyon.
Jusqu’à présent, la concertation a été exemplaire et le débat a constitué un moment fort de démocratie participative. Formons le vœu que la préoccupation d’aménagement du territoire soit autant prise en compte que les intérêts commerciaux de la SNCF : le développement d’Orléans, Bourges et Clermont valent bien cinq minutes de gagnées. 
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