L’avenir de Sofedit dépend de l’engagement de PSA

L’équipementier espagnol Gestamp Automocion, partiellement détenu par Arcelor Mittal, conditionne le maintien des effectifs des usines Sofedit à l’engagement ferme des donneurs d’ordre, notamment de PSA.

14-3-11 - L’espagnol Gestamp Automocion  (cf. LV n° 539), repreneur désigné des usines Sofedit dont le projet est soumis depuis le 10 mars à la consultation du CE de Metal Forming (Thyssen Krupp), conditionne le maintien des effectifs sur les différents unités françaises à l’engagement des donneurs d’ordre et notamment à celui du groupe PSA. Ainsi, selon le document que s’est procuré La Lettre Valloire, le point d’équilibre de l’exploitation de Sofedit suppose un CA de 350 M€ en 2014, contre environ 300 M€  sur 2009-2010. Aujourd’hui, le carnet de commandes laisserait apparaître un « trou » de 40 à 50 M€ par rapport à cette prévision. Le groupe PSA, qui avait préalablement annoncé qu’il hisserait le niveau de charge de 155 M€ à 180 M€ en 2014, a récemment réduit son engagement à 140 M€. Dans le même temps, Renault a annoncé une augmentation de ses commandes (140M€ envisagés en 2014) sans que cette hausse soit suffisante pour atteindre l’objectif.
A priori, les usines Sofedit du Theil-sur-Huisne (61) et de Sermaises-du-Loiret (45), qui emploient respectivement 942 salariés et 297 salariés, seraient particulièrement touchées si la cible de facturation n’était pas atteinte. Selon le document qui a été proposé aux délégués syndicaux, 61 % du CA de la première et 69% du CA de la seconde dépendent en effet des commandes du groupe PSA. Le 31 mars, la direction de Gestamp devrait probablement exposer lors d’un CCE les conséquences sociales de cette situation. Les syndicats ont d’ores et déjà fait savoir qu’ils n’hésiteraient à bloquer certaines fabrications par des débrayages s’ils n’obtenaient pas rapidement un engagement ferme de leurs donneurs d’ordre.
Selon nos informations, le Fonds de modernisation des équipementiers automobiles (FMEA) aurait mis à l’étude l’entrée au capital de Sofedit aux côtés de Gestamp Automocion.
 

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Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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