La zone d’activité Cher-Sologne, à Selles-sur-Cher (41), collectionne depuis quelques mois les implantations de sous-traitants industriels. Un tel succès démontre que les difficultés économiques peuvent être vaincues par la conjonction des bonnes volontés, y compris en zone rurale.
A Selles-sur Cher, la réussite de la ZA Cher-Sologne (environ 40 ha, dont la moitié reste à aménager) démontre qu’il est possible de préserver en milieu rural un tissu de sous-traitants industriels, souvent de très bon niveau. “La conjonction des bonnes volontés locales finit toujours par l’emporter, confirme François Brault, maire de Selles-sur-Cher et président de la communauté de communes Cher-Sologne (12 membres et près de 12 000 habitants). Grâce aux aménagements réalisés sur la zone, nous sommes en mesure de réagir très rapidement aux demandes des entrepreneurs et des investisseurs.” Située au nord-est du chef-lieu de canton, non loin de la RN 76, de l’échangeur sur l’A 71 de St-Romain et de la voie ferrée Tours-Vierzon, la ZA Cher- Sologne vient en effet de conclure une série d’implantations prometteuses. Ainsi, le tôlier industriel Renoult, installé historiquement à Pontault- Combault (77), a créé sur le site un atelier déporté d’une douzaine de salariés, qui travaille essentiellement pour les donneurs d’ordre du pôle aménagement de magasins constitué dans la région de Romorantin autour d’ABC Synergies, de Rasec et d’Alser. La direction de Renoult (cf notre rubrique Installations) ne fait pas mystère de ses projets de développement… tout en restant prudente sur le calendrier.
A quelques dizaines de mètres de là, ATCS (Atelier de Tôlerie et de Chaudronnerie de Sologne) est dirigé par Michel Sauget et Didier Perriau, deux anciens salariés du président de la CCI de Loir-et-Cher Alain Courtois, lorsque celui-ci conduisait les destinées de Sermatec et Mécanique de Sologne, ainsi que Dubuis Industries. Il se dit que leur ancien employeur n’a pas ménagé ses conseils et son appui aux créateurs… L’entreprise est installée dans un bâtiment flambant neuf de 2 600 m2 et compte une trentaine de salariés. ATCS profite, elle aussi, de l’activité du pôle aménagement de magasins tout en travaillant pour quelques donneurs d’ordre de la région parisienne. Une convention de développement “Il nous faut digérer les importants investissements que nous avons réalisés jusqu’à présent – près de 2 M€ – avant d’envisager d’autres développements, même s’il est vrai que nous sommes parfois tentés de pousser les murs” indique Didier Perriau, qui souligne aussitôt que l’accompagnement et la capacité de réaction des collectivités ont grandement contribué à la réussite du projet.
“Nous avons incubé dans un atelier-relais situé à Selles-sur-Cher et mis à notre disposition par la communauté de communes”, précise- t-il. Le coup de pouce a permis à la jeune entreprise de se faire les dents et d’honorer les premières commandes. Logistique du Centre regroupe sur le site des activités de sa maison-mère, le transporteur orléanais Panon, et de sa filiale Bailly-Guémon, installée jusqu’à présent sur la commune voisine de Châtillonsur- Cher. Depuis la rentrée, Logistique du Centre exploite à cet effet une plate-forme toute neuve de 8 000 m2 dont les racks vont se remplir prochainement. “Nous ne souhaitons pas spécialiser la zone Cher- Sologne”, affirme François Brault “mais tout simplement proposer aux porteurs de projets des aménagements de qualité à un coût concurrentiel”. Il est vrai que la viabilisation de la ZA Cher-Sologne a amplement bénéficié des fonds européens, des concours de l’Etat, de la Région et des collectivités locales : rien d’étonnant à ce que le bilan prévisionnel de la zone – dont le taux de subvention a atteint les 73 % – permette de proposer le m2 de terrain au prix très attractif de 11,43 €. A cet atout, s’ajoute le soutien apporté par la CCI de Loiret- Cher qui vient d’ailleurs de signer une convention de développement territorial avec la communauté de communes : “La Chambre apporte son savoir-faire en matière d’élaboration de diagnostics territoriaux, d’identification des porteurs de projets et d’accompagnement des entreprises… et des élus, souvent désarmés face à la complexité croissante des questions économiques et industrielles” explique Alain Courtois.
La convention s’inspire d’actions similaires engagées au profit du bassin d’emploi de Salbris-Romorantin qui a "porté ses fruits puisque nous y enregistrons aussi d’excellents résultats" note Alain Courtois. "La problématique est certes différente, puisqu’il s’agit d’un territoire directement touché par la fermeture d’un grand donneur d’ordre (Matra), mais nous avons répondu aux sollicitations des élus dans le même esprit." Du coup, la zone va s’agrandir, avec la viabilisation de deux lotissements : le premier (10 ha) sera consacré aux activités industrielles ; le second (8 ha), aux activités commerciales. Ces dernières sont solidement enracinées grâce à la présence d’un magasin Intermarché et de Gitem, Logimarché et Aldi Marché. L’installation prochaine d’une enseigne dans le domaine de l’équipement de la maison et de la personne est annoncée.
A Selles-sur Cher, la réussite de la ZA Cher-Sologne (environ 40 ha, dont la moitié reste à aménager) démontre qu’il est possible de préserver en milieu rural un tissu de sous-traitants industriels, souvent de très bon niveau. “La conjonction des bonnes volontés locales finit toujours par l’emporter, confirme François Brault, maire de Selles-sur-Cher et président de la communauté de communes Cher-Sologne (12 membres et près de 12 000 habitants). Grâce aux aménagements réalisés sur la zone, nous sommes en mesure de réagir très rapidement aux demandes des entrepreneurs et des investisseurs.” Située au nord-est du chef-lieu de canton, non loin de la RN 76, de l’échangeur sur l’A 71 de St-Romain et de la voie ferrée Tours-Vierzon, la ZA Cher- Sologne vient en effet de conclure une série d’implantations prometteuses. Ainsi, le tôlier industriel Renoult, installé historiquement à Pontault- Combault (77), a créé sur le site un atelier déporté d’une douzaine de salariés, qui travaille essentiellement pour les donneurs d’ordre du pôle aménagement de magasins constitué dans la région de Romorantin autour d’ABC Synergies, de Rasec et d’Alser. La direction de Renoult (cf notre rubrique Installations) ne fait pas mystère de ses projets de développement… tout en restant prudente sur le calendrier.
A quelques dizaines de mètres de là, ATCS (Atelier de Tôlerie et de Chaudronnerie de Sologne) est dirigé par Michel Sauget et Didier Perriau, deux anciens salariés du président de la CCI de Loir-et-Cher Alain Courtois, lorsque celui-ci conduisait les destinées de Sermatec et Mécanique de Sologne, ainsi que Dubuis Industries. Il se dit que leur ancien employeur n’a pas ménagé ses conseils et son appui aux créateurs… L’entreprise est installée dans un bâtiment flambant neuf de 2 600 m2 et compte une trentaine de salariés. ATCS profite, elle aussi, de l’activité du pôle aménagement de magasins tout en travaillant pour quelques donneurs d’ordre de la région parisienne. Une convention de développement “Il nous faut digérer les importants investissements que nous avons réalisés jusqu’à présent – près de 2 M€ – avant d’envisager d’autres développements, même s’il est vrai que nous sommes parfois tentés de pousser les murs” indique Didier Perriau, qui souligne aussitôt que l’accompagnement et la capacité de réaction des collectivités ont grandement contribué à la réussite du projet.
“Nous avons incubé dans un atelier-relais situé à Selles-sur-Cher et mis à notre disposition par la communauté de communes”, précise- t-il. Le coup de pouce a permis à la jeune entreprise de se faire les dents et d’honorer les premières commandes. Logistique du Centre regroupe sur le site des activités de sa maison-mère, le transporteur orléanais Panon, et de sa filiale Bailly-Guémon, installée jusqu’à présent sur la commune voisine de Châtillonsur- Cher. Depuis la rentrée, Logistique du Centre exploite à cet effet une plate-forme toute neuve de 8 000 m2 dont les racks vont se remplir prochainement. “Nous ne souhaitons pas spécialiser la zone Cher- Sologne”, affirme François Brault “mais tout simplement proposer aux porteurs de projets des aménagements de qualité à un coût concurrentiel”. Il est vrai que la viabilisation de la ZA Cher-Sologne a amplement bénéficié des fonds européens, des concours de l’Etat, de la Région et des collectivités locales : rien d’étonnant à ce que le bilan prévisionnel de la zone – dont le taux de subvention a atteint les 73 % – permette de proposer le m2 de terrain au prix très attractif de 11,43 €. A cet atout, s’ajoute le soutien apporté par la CCI de Loiret- Cher qui vient d’ailleurs de signer une convention de développement territorial avec la communauté de communes : “La Chambre apporte son savoir-faire en matière d’élaboration de diagnostics territoriaux, d’identification des porteurs de projets et d’accompagnement des entreprises… et des élus, souvent désarmés face à la complexité croissante des questions économiques et industrielles” explique Alain Courtois.
La convention s’inspire d’actions similaires engagées au profit du bassin d’emploi de Salbris-Romorantin qui a "porté ses fruits puisque nous y enregistrons aussi d’excellents résultats" note Alain Courtois. "La problématique est certes différente, puisqu’il s’agit d’un territoire directement touché par la fermeture d’un grand donneur d’ordre (Matra), mais nous avons répondu aux sollicitations des élus dans le même esprit." Du coup, la zone va s’agrandir, avec la viabilisation de deux lotissements : le premier (10 ha) sera consacré aux activités industrielles ; le second (8 ha), aux activités commerciales. Ces dernières sont solidement enracinées grâce à la présence d’un magasin Intermarché et de Gitem, Logimarché et Aldi Marché. L’installation prochaine d’une enseigne dans le domaine de l’équipement de la maison et de la personne est annoncée.









