Les experts-comptables régionaux accueillent avec réserve l’idée d’un basculement des cotisations sociales sur la valeur ajoutée. Ils craignent que la mesure appliquée sans pondération pénalise le secteur des services.
“Il faut peser les effets induits” avertit François Belin, expert-comptable et commissaire aux comptes à Dreux, réservé, comme la plupart de ses confrères, sur une cotisation prise sur la valeur ajoutée des entreprises. Il estime qu’un basculement appliqué sans pondération “risque de défavoriser des entreprises fortement créatrices de valeur, notamment dans le domaine des prestations intellectuelles”. Elles seraient alors “tentées par des délocalisations… le mouvement étant déjà bien engagé “. Selon Jean-Pierre Boisseau, dirigeant du cabinet Audit Expertise Conseil, “une éventuelle réforme devra être progressive. Je préconise plutôt un système mixte composé d’une cotisation sur les salaires et d’une cotisation sur la valeur ajoutée, pondéré en fonction des secteurs”. Jean-Pierre Boisseau avertit : “Le système doit être simple et lisible par les chefs d’entreprise. Attention à ne pas ajouter de la complexité... à la complexité”.
“Il faut provoquer un véritable choc psychologique” note François Belin. “Une mesurette n’aura pas d’effet bénéfique. Plutôt que de se focaliser sur la valeur ajoutée, pourquoi ne pas créer une taxe globale sur le chiffre d’affaires, de l’ordre de 1 à 1,5 %,” suggère l’expert-comptable drouais. “Un tel système, qui me semble assez simple à mettre en place, aurait l’avantage de créer une base d’imposition considérable”. Reste “que le système actuel a trouvé ses limites” pour Jean-Pierre Boisseau. “Les cotisations sociales qui pèsent sur l’employeur et le salarié ont un effet ravageur sur l’emploi et la croissance. On doit sortir de cette impasse”. Sur la question de la mise en place d’une TVA sociale, les avis sont encore moins tranchés : “il est difficile de se prononcer sur le plan des principes en l’absence d’une connaissance précise des mécanismes” note François Belin. Pour Jean-Pierre Boisseau, “les avis des économistes sont dans l’ensemble plutôt réservés”. Le concept de TVA sociale jeté dans le débat public “ressemble à une fausse bonne idée”. Les deux experts-comptables tombent d’accord sur un point : “Se préoccuper des recettes, c’est bien. Maîtriser les dépenses, ce serait mieux… ».
“Il faut peser les effets induits” avertit François Belin, expert-comptable et commissaire aux comptes à Dreux, réservé, comme la plupart de ses confrères, sur une cotisation prise sur la valeur ajoutée des entreprises. Il estime qu’un basculement appliqué sans pondération “risque de défavoriser des entreprises fortement créatrices de valeur, notamment dans le domaine des prestations intellectuelles”. Elles seraient alors “tentées par des délocalisations… le mouvement étant déjà bien engagé “. Selon Jean-Pierre Boisseau, dirigeant du cabinet Audit Expertise Conseil, “une éventuelle réforme devra être progressive. Je préconise plutôt un système mixte composé d’une cotisation sur les salaires et d’une cotisation sur la valeur ajoutée, pondéré en fonction des secteurs”. Jean-Pierre Boisseau avertit : “Le système doit être simple et lisible par les chefs d’entreprise. Attention à ne pas ajouter de la complexité... à la complexité”.
“Il faut provoquer un véritable choc psychologique” note François Belin. “Une mesurette n’aura pas d’effet bénéfique. Plutôt que de se focaliser sur la valeur ajoutée, pourquoi ne pas créer une taxe globale sur le chiffre d’affaires, de l’ordre de 1 à 1,5 %,” suggère l’expert-comptable drouais. “Un tel système, qui me semble assez simple à mettre en place, aurait l’avantage de créer une base d’imposition considérable”. Reste “que le système actuel a trouvé ses limites” pour Jean-Pierre Boisseau. “Les cotisations sociales qui pèsent sur l’employeur et le salarié ont un effet ravageur sur l’emploi et la croissance. On doit sortir de cette impasse”. Sur la question de la mise en place d’une TVA sociale, les avis sont encore moins tranchés : “il est difficile de se prononcer sur le plan des principes en l’absence d’une connaissance précise des mécanismes” note François Belin. Pour Jean-Pierre Boisseau, “les avis des économistes sont dans l’ensemble plutôt réservés”. Le concept de TVA sociale jeté dans le débat public “ressemble à une fausse bonne idée”. Les deux experts-comptables tombent d’accord sur un point : “Se préoccuper des recettes, c’est bien. Maîtriser les dépenses, ce serait mieux… ».









