L’Etat veut éviter le credit crunch, les collectivités locales aussi

L’Etat a déployé son dispositif anticrise dans les régions. Hervé Novelli, secrétaire d’Etat en charge des PME, est venu lui-même installer la commission préfectorale de suivi en Indre-et-Loire. De son côté, la Région abonde certains de ses dispositifs.

« Il faut vérifier que l’argent aille bien aux PME » : Hervé Novelli, secrétaire d’Etat chargé du Commerce, de l’Artisanat, des PME, du Tourisme et des Services, a bien dé-fini l’objectif prioritaire de l’action publique lors de l’installation, ces jours derniers, de la cellule préfectorale de suivi qui doit veiller à la bonne application du dispositif gouvernemental anti-crise en Indre-et-Loire. Rappelons qu’il prévoit, au plan national, la mise à disposition des entreprises d’une enveloppe de 22 Mdse, dont 17 Mdse seront engagés en prêts par les banques et 5 Mdse en abondement et garantie de prêts par Oséo à partir des ressources constituése par les excédents d’épargne réglementés et de celles de la Caisse des Dépôts et Consignations. La cellule de suivi, qui regroupe des banques, des chambres consulaires, des représentants de l’Etat et des organisations patronales, rendra donc compte régulièrement   de l’application de ces mesures, “sans se substituer aux banques, dont c’est le métier d’apprécier les situations comptables et les conditions d’exploitation des entreprises » a souligné Hervé Novelli.

Un numéro vert (0810 00 12 10) permettant aux entreprises de signaler leurs difficultés a été mis en place ; par ailleurs, un « parrain PME » a été installé au niveau régional : il s’agit de Philippe Curtelin, l’adjoint au chef de la division développement industriel de la Drire   (02 38 41 76 16).

Désireuses de ne pas rester à la traîne, les collectivités territoriales ont mobilisé leurs ressources. Marie-Madeleine Mialot, vice-présidente du Conseil régional du Centre en charge de l’Emploi et de l’Economie, indique qu’elle a mis à l’étude l’augmentation du montant des enveloppes dédiées au financement de programmes de R&D ou d’export : « Il est envisageable, par ailleurs, que nous portions la part du premier versement de ces subventions et avances de 25 à   40 % » ajoute-t-elle. La Région devrait également abonder certains dispositifs de garantie (Oséo, Siagi) permettant de sécuriser des opérations de création ou de reprise d’entreprise et a, par ailleurs, annoncé une augmentation de 300 000 à 800 000 e du montant de l’enveloppe affectée au financement des prêts d’honneur accordés par les PFIL (Plates-Formes d’Initiative Locale). Marie-Madeleine Mialot tient aussi à préciser que la collectivité s’attachera à maintenir ses investissements dans le cadre de ses diverses maîtrises d’ouvrage (lycées). Enfin, il faut souligner que Centre Capital Développement (CCD) a créé, « bien avant la crise » précise sa présidente Catherine Kraft-Le Marec, un fonds à 100 % privé de retournement de 12,5 Me abondé par de grands établissements bancaires (Banque Populaire Val de France, Crédit Agricole, Caisse des Dépôts et Consignations, Caisse d’Epargne). Il vise à intervenir – le ticket sera compris entre 500 000 e et 1,2 Me – au capital d’entreprises saines d’au moins 50 salariés, rencontrant un problème conjoncturel de financement ou de trésorerie (impayé, problème industriel). Mais il n’a pas vocation à aider « au redressement d’entreprises connaissant des difficultés chroniques ».
 

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Sur les rails

Le temps du débat est terminé, place à la décision. La ligne à grande vitesse Paris-Orléans-Clermont-Lyon (POCL) est bien sur les rails. Si un consensus régional s’était dégagé en faveur du tracé Ouest, qui a l’avantage, contrairement aux trois autres tracés proposés, de desservir à la fois Orléans, Vierzon et Bourges, c’est probablement un cinquième scénario qui sera privilégié. Car RFF devra tenir compte des souhaits de tout le monde, y compris des Auvergnats… et de la SNCF, qui veut tirer au plus court pour gagner de précieuses minutes entre Paris et Lyon.
Jusqu’à présent, la concertation a été exemplaire et le débat a constitué un moment fort de démocratie participative. Formons le vœu que la préoccupation d’aménagement du territoire soit autant prise en compte que les intérêts commerciaux de la SNCF : le développement d’Orléans, Bourges et Clermont valent bien cinq minutes de gagnées. 
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